La structure a inauguré vendredi le 4 août à Okala son premier point de vente. Un départ pour un concept appelé à se déployer dans le pays et surtout engagé à favoriser l’origine gabonaise des produits dont la traçabilité est assurée.

Coq’u veut favoriser l’origine de la volaille gabonaise. © Gabonreview

 

La cérémonie de lancement du premier point de vente des volailles Coq’u. © Gabonreview

Porté par l’ambition de garantir au consommateur gabonais de la volaille fraiche, un jeune promoteur gabonais a lancé, le vendredi 4 août à Akanda, son premier point de vente de la volaille fraiche. Bienvenu Mabika qui se dit préoccupé par la santé des consommateurs, veut ainsi marquer la différence entre ses produits et ceux importés, et dont le renseignement à propos de la date d’abattage n’est pas mentionné, et dont la chaine de froid n’est toujours pas respectée jusqu’au consommateur final.

«C’est pas de façon systématique que les gens vont vers des fermes. Cette idée nous est venue de dire qu’on doit être proche des populations pour qu’elles puissent manger frais. Vous avez aujourd’hui ce premier point de vente, le but pour nous, c’est de développer ce concept pour être un peu plus proche des populations», a confié Mabika.

La volaille fraiche ou bio de la structure Coq’u mise sur le constat de la forte consommation des produits de la volaille par les ménages, pour pénétrer le marché. Pour promouvoir la marque gabonaise, son promoteur prend le pari de se déployer sur l’ensemble du territoire. Bienvenu Mabika qui doute des conditions d’élevage et d’abattage des offres importées, s’appuie sur des fermes pratiquant un élevage et un abattage aux normes internationales.

Dans ses rayons : poulets, pintades, dindes, œufs de poule, œufs de cailles ne manquent pas de donner des idées de recettes à ceux qui l’ont visité en ce jour inaugural. S’il n’existe pas encore un tissu dense de fermes avicoles, Mabika pense que cette initiative va décupler la création des fermes au Gabon.

Pour garantir la qualité des produits Coq’u, le promoteur s’est attaché les services d’un fermier chevronné, nanti d’une expérience de 16 ans dans le domaine. Jean-Pierre Abuswa estime qu’ «élever la volaille signifie qu’il faut donner le bon aliment et une bonne prophylaxie, et assurer ainsi la biosécurité du produit selon les normes d’élevage. Parce que beaucoup utilisent un peu trop d’antibiotiques. C’est ce que nous déplorons souvent. Mais quand vous avez bien assuré la biosécurité, vous n’avez pas besoin d’utiliser des antibiotiques. Parce que quand vous utiliser des antibiotiques, ça peut entrainer des résistances chez les sujets. C’est pourquoi, dans notre façon de faire, nous voulons imiter les bonnes pratiques comme ça se passe en Europe», a-t-il argumenté. Les principales souches élevées arrivées à maturité contiennent, selon Abuswa, des protéines dont la valeur nutritive est indéniable et donc épargne des maladies.

Auteur : Alain Mouanda