En raison de la forte dégradation observée sur la chaussée au niveau du Sénat et de la Maison Georges Rawiri, le boulevard Triomphal, qui mène du rond-point de la Démocratie au ministère des Affaires étrangères, menace de se couper en deux si des travaux de réhabilitation ne sont pas entrepris sur cette zone.

Sécurisée depuis quelques heures, la zone d’effondrement de la chaussée au Sénat, attend d’être réparée. © Gabonreview

 

Yolande Nyonda, le DGA de l’ANGTI et le patron de la DGEI, sur le boulevard Triomphal, le 4 avril 2018. © D.R.

Il y a urgence. Si rien n’est fait d’ici à quelques semaines, le boulevard Triomphal Omar Bongo, un des axes les plus fréquentés de la capitale, pourrait être coupé en deux. L’état de dégradation visible sur une partie du trottoir du palais Omar Bongo (Sénat) et celui de la Maison Georges Rawiri (siège de Gabon Télévisions) est préoccupant. Les pluies qui s’abattent sur la ville depuis quelques mois sont loin d’arranger les choses. Pourtant, le gouvernement n’a pas fini de promettre d’entreprendre des travaux de réhabilitation sur cette voie comme sur d’autres à travers la capitale. En mars dernier, le ministère des Infrastructures, par l’entremise de l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures (ANGTI), a lancé un avis d’appel d’offres dans le cadre de la prochaine réhabilitation des voiries de Libreville.

En attendant, cette réhabilitation qui ne concerne en réalité que l’immeuble abritant le groupe Gabon Télévisions, le secrétaire général du ministère des Infrastructures est, elle-même, allée voir sur le terrain l’étendue du risque encouru par les usagers. Mercredi 4 avril, Yolande Nyonda qu’accompagnaient le directeur général des Etudes et Infrastructures (DGEI) et le DGA de l’ANGTI, a «passé au crible» le boulevard, pour constater l’effondrement de la chaussée sur cette zone.

Si Yolande Nyonda l’a présenté comme un «point critique» du boulevard Triomphal, la SG du ministère des Infrastructures a promis de «trouver des solutions dans les meilleurs délais», pour ne pas risquer la sécurité des usagers. Une nouvelle promesse que l’on espère voir matérialiser avant la fin de l’année en cours, tant la rupture est proche. Pour l’heure, seuls un cordon de sécurité et des panneaux signalétiques ont été disposés autour du faussé.

A l’ANGTI, l’on indique que l’effondrement de la chaussée est dû, en partie, par l’affaissement d’une buse métallique. Aussi, Pierre Mounanga, le DGA, a-t-il annoncé le lancement dans les prochains jours d’«une étude approfondie pour voir les différents éléments à l’origine de cette situation».