Le top départ des cérémonies de vœux destinées au président de la République et à son épouse pour l’année 2017 a été donné, le 4 janvier à Libreville, par le corps diplomatique.

Ali et Sylvia Bongo Ondimba, au moment de la présentation des vœux du corps diplomatique, le 4 janvier 2017 à Libreville. © DCP-Gabon

 

Le rituel des vœux au chef de l’Etat et à son épouse, Ali et Sylvia Bongo Ondimba, a débuté ce 4 janvier à Libreville avec une cérémonie solennelle au palais de la présidence de la République. Emmené par le doyen du corps diplomatique, l’Ivoirien Philippe Mangou, les ambassadeurs, les représentants des organisations internationales et consulaires ont eu l’opportunité de brosser le tableau de 2016. Au-delà, ils ont fait les prévisions de 2017 souhaitant les meilleurs vœux au couple présidentielle et au peuple gabonais.

S’exprimant au nom de ses pairs, le plénipotentiaire ivoirien s’est inspiré du passage du chef de l’Etat Ali Bongo sur le pont Ozouri et le chantier de la route Omboué-Port-Gentil, le février 2016, pour rappeler que cela symbolise «une avancée structurelle, économique et sociale». Citant Ali Bongo, le doyen du corps diplomatique a indiqué qu’il faut «construire ensemble ces ponts pour nous rapprocher davantage les uns des autres ces ponts pour enjamber les murs de la haine et de la division, ces ponts pour consolider la paix et l’unité nationale». C’est le symbole de la paix, d’unité, de cohésion et d’intégration nécessaire à l’évolution et au développement du pays.

Le doyen du corps diplomatique, l’Ivoirien Philippe Mangou (de dos), après son discours. © Gabonreview

Il est revenu sur la présidentielle du mois d’août 2016 pour souhaiter au chef de l’Etat de meilleurs vœux pour son second septennat. Tenant compte des évènements survenus après cette élection, il a invité «toutes les forces vives de la nation à s’assoir ensemble pour trouver des solutions à nos problèmes». Car, a relevé le général Mangou, «chez nous, les problèmes se règlent en famille». Dans ce sens, le porte-voix des diplomates a prôné le dialogue en invitant le peuple gabonais à privilégier la voix des urnes et le respect de l’autre. «Nous devrions avoir la créativité et le courage de construire parfois un pont avec ceux qui professent des idées différentes, sans jamais les considérer comme ennemis», a-t-il dit ajoutant que c’est dans le débat contradictoire que l’on peut trouver des solutions meilleurs et plus inclusives.

L’Education, la santé, entre autres, ont été appréciées et le rôle de la première dame, Sylvia Bongo, a été également salué. Selon le diplomate, elle a su jouer et incarner la vision d’une «république gabonaise plus juste, solidaire, plus apaisée, devant créer à terme une espérance pour les jeunes, les femmes, les personnes vivant avec un handicap et plus particulièrement les personnes économiquement faibles».

Sur le plan international, le corps diplomatique s’est focalisé particulièrement sur le 16e Sommet de la Francophonie où le Gabon a réussi à faire adopter par l’OIF une résolution instituant la création d’une entité de promotion de l’égalité homme-femme, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles. La Coupe d’Afrique des Nation (Can) de football 2017 a également eu l’onction des diplomates. Ils souhaitent plein succès à cette grand’messe du football africain en terre gabonaise du 14 au 5 février 2017, non sans se satisfaire des efforts du Gabon pour l’assainissement du climat des affaires.

Répondant à ces vœux, Ali Bongo Ondimba a noté la pertinence et l’importance attachées aux liens d’amitié et de coopération à davantage raffermir entre le Gabon et les Etats ou organisations internationales présents dans le pays.  Revenant aussi sur la symbolique du pont, le chef de l’Etat a déclaré que le Gabon a «besoin de construire, de bâtir encore des ponts entre ses fils et des filles, pour plus d’unité et d’harmonie». C’est la raison pour laquelle il a indiqué avoir décidé de la tenue du dialogue politique inclusif ouvert devant aborder toutes les questions relatives à la vie institutionnelle du pays, de son développement et au renforcement de sa place dans le concert des nations.

Pour lui, les notions de paix, de dialogue, de tolérance ont fait et feront toujours du Gabon un pays respecté et ouvert sur le monde. Il a invité la communauté internationale à accompagner le Gabon dans ses efforts de consolidation de l’Etat de droit et de bonne gouvernance dans le respect de sa souveraineté nationale et de ses valeurs traditionnelles bantoues.