Le procureur de la République, Olivier N’Zhaou, s’est entretenu récemment avec les responsables d’établissements scolaires de la capitale pour leur signifier son intention de s’impliquer personnellement dans la lutte contre les violences perpétrées en milieu scolaire.

Des élèves gabonais. © Gabon 2025

 

Les trafics et les violences au sein des établissements scolaires de Libreville, Olivier Nzaou veut y mettre fin en 2019. Un mois après l’annonce par le ministre de la Justice du lancement d’un dispositif de sécurité censé prévenir toute forme de violences et de harcèlements dans les écoles, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville a réuni, le 28 décembre, les responsables d’établissements scolaires de la capitale. Il leur a annoncé son intention de s’impliquer personnellement dans la lutte contre ce phénomène ayant coûté la vie à plusieurs jeunes élèves en 2018 et les années antérieures.

 «Nous avons décidé de faire des tours chez vous, des perquisitions dans vos établissements», a-t-il annoncé aux chefs d’établissements, disant être informé de certaines dérives au sein de leurs structures. Des dérives qui, selon le procureur de la République, vont des petits arrangements entre certains enseignants et les élèves à «la vente de stupéfiants par des enseignants aux élèves et inversement».

Ces agissements, a regretté Olivier N’Zhaou, «sont connus de tous les chefs d’établissement mais ne sont pas dénoncés». Ce qui, selon lui, en fait des «complices», donc poursuivables au même titre que les auteurs de ces dérives. «Vous avez l’obligation de les dénoncer», leur a-t-il rappelé.

Dès janvier, des descentes de la police devraient donc être effectuées dans les établissements scolaires de Libreville. Le principal objectif est de dissuader élèves et enseignants indélicats.