La montée de la violence dans les établissements scolaires inquiète la Convention nationale des syndicats de l’éducation (Conasysed). Pour cette centrale syndicale, il est impérieux de s’unir pour mener une lutte contre ce fléau afin de «sauver le Gabon de la mort de l’intelligence et des consciences !»

La violence en milieu scolaire constitue une violation des droits de la personne humaine : libertés fondamentales, droits économiques, sociaux et culturels. © D.R

 

Le bureau national de la Convention nationale des syndicats de l’éducation, vient d’initier un manifeste pour dénoncer les violences en milieu scolaire. Un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur.

Conscient que cette montée de l’insécurité met en péril la réussite scolaire et l’épanouissement de tous les acteurs de l’éducation, la Conasysed appelle à une «union pour le renouvellement de l’école gabonaise à l’agonie».

«La violence en milieu scolaire constitue une violation des droits de la personne humaine : libertés fondamentales, droits économiques, sociaux et culturels (droit à l’éducation, droit au travail et à des conditions de travail justes et favorables), affirme la Conasysed.

En tant que témoins et victimes de ce phénomène, les membres de cette centrale syndicale soulignent qu’ «en milieu scolaire, plusieurs types de violences sont vécus par tous les acteurs de l’éducation: la violence verbale, la violence psychologique, la violence physique, la violence économique, l’esclavage moderne, la violence sexuelle».

Si dans sa dénonciation, elle identifie les causes de ces violences, la Conasysed regrette l’atonie des autorités dans la prise des décisions qui s’imposent. «Nous vivons dans une insécurité grandissante et permanente dans les établissements scolaires publics aussi bien pour les élèves que pour les acteurs de l’éducation. Tout ceci, laissé en l’état, contribue à la mort certaine de l’école, de la jeunesse et de la nation gabonaise. Malheureusement, aucune mesure de sécurisation des élèves, du personnel enseignant et administratif dans les établissements scolaires publics, ne sont prises par le gouvernement jusqu’alors»

Pour la Conasysed, le gouvernement est le premier responsable de cette situation. Aucun doute n’est permis. Aussi appelle-t-elle à la mobilisation générale pour lutter contre ce fléau. «Chers parents, ne restez plus muets en regardant vos enfants mourir intellectuellement et physiquement. Chers citoyens patriotes de tous bords, ne restez plus silencieux devant ce génocide intellectuel. (…) Luttons coude à coude pour sauver notre pays de la mort de l’intelligence et des consciences ! L’Education est la seule arme efficace pour conduire un peuple au développement et à la démocratie», a conclu le bureau national.