Pour renforcer la prise en charge des personnes vivant avec maladie, la Caisse nationale de sécurité sociale a mis en service le Centre de traitement ambulatoire (CTA) du Centre d’action sociale et sanitaire (CASS), le 9 avril 2018 à Libreville.

Nicole Assélé et Briana Amissa Bongo, lors de la cérémonie de mise en service du CTA du
CASS, le 9 avril 2018. © Gabonreview

 

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Dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), au-delà de la sensibilisation et de la prévention, agit dormais sur le plan de la prise en charge des personnes vivant avec la maladie. Le 9 avril, cette structure de protection sociale a officiellement mis en service un centre de traitement ambulatoire (CTA), au sein du Centre d’action sociale et sanitaire (CASS), sis au Centre médico-social de Libreville.

Grâce à cet outil, la CNSS entend s’impliquer davantage dans l’intensification de cette lutte et dans la prise en charge des malades du Sida. Pour le Dr Richard Ngonga, responsable du CASS, la CNSS vise «un service social à visage humain pour les usagers» et une lutte sans relâche contre ce mal qui continue de faire de très nombreuses victimes au Gabon.

Le nouveau CTA mettra à la disposition des patients des médicaments et antirétroviraux. L’objectif étant de s’assurer que ces personnes ne souffriront plus de carences en médicaments pour répondre efficacement à leurs besoins en tant que patients.

Lors de cette cérémonie, un lot d’antirétroviraux a été symboliquement réceptionné par la directrice générale de la CNSS, Dr Nicole Assélé. Celle-ci était accompagnée de la directrice générale de la prévention du Sida, Briana Amissa Bongo Ondimba et du directeur du Programme de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH/Sida (Plist), Raïssa Okouyi Ndong Assapi.

En 2012, l’Enquête démographique et de Santé (EDS) soulignait que le taux de prévalence du VIH au Gabon était à 4,1%. La prévalence du VIH est deux fois plus élevée chez les femmes, avec un taux de 5,8 % alors que chez les hommes elle est de 2,2 %. Elle est également plus élevée chez les femmes vivant en milieu urbain soit environ 5,9 %, contre celles des zones rurales, 5,3 %. À l’opposé, la prévalence du VIH est plus élevée chez les hommes des zones rurales, 2,7 % que parmi ceux des milieux urbains 2,1 %.