Les dirigeants de l’Union nationale, assistés des responsables des partis alliés et des leaders de la société civile, ont commémoré, le 11 février, le 7eme anniversaire de cette formation politique. Zacharie Myboto a invité le peuple, assoiffé d’alternance, à la «vigilance et au pragmatisme politique».

Le président de l’Union nationale au cours de son allocution le 11 février 2017. © Gabonreview

 

Cela fait sept ans qu’ils rêvent d’un Gabon pour tous, d’une alternance politique au sommet de l’Etat qui, malheureusement, peine à se concrétiser au fil des challenges. Une réalité que les membres de la grande famille de l’Union nationale (UN) ne nient pas, et à laquelle ils ne souhaitent pas non plus donner raison. C’est pour cela que le parti a saisi l’occasion de la célébration de son septième anniversaire, le 11 février 2017 à son siège de l’ancien Sobraga, pour motiver ses troupes, jeunes, femmes et hommes. Le parti doit maintenir le cap pour la construction de la «Nouvelle République», comme le rêve son président.

Les responsables des partis alliés, militants et sympathisants à la célébration du 7e anniversaire de l’Union nationale, le 11 février 2017. © Gabonreview

«Je vous réitère ce jour, mon invitation à rester soudés et déterminés, pour la poursuite de notre combat pour la libération du Gabon. (…). N’oublions pas que ce qui nous permettra de faire face, aux obstacles qui nous empêchent d’avancer et de poursuivre avec détermination et enthousiasme, c’est notre idéal commun de parvenir, ensemble, à l’alternance au pouvoir, de parvenir ensemble, à l’établissement de la démocratie et de l’État de droit», a indiqué le président de l’UN, Zacharie Myboto.

Entre le bilan des six dernières années et les perspectives pour arriver à offrir l’alternance au peuple gabonais, la lecture et les aspirations sont les mêmes ; aussi bien au sein du mouvement des jeunes, des femmes, qu’au sein du cercle des cadres du parti. Pour les militants et sympathisant de l’UN, «le Gabon va mal, et il faut à tout prix le sauver».

«Le Gabon est, nous devons le redire, aujourd’hui empêtré dans le malaise le plus profond et le plus grave de son histoire. Malgré l’indifférence et les dénégations du pouvoir, notre pays présente aujourd’hui, et nous le redisons aussi, tous les symptômes d’une déliquescence généralisée : dévoiement des institutions, violations répétées de la Constitution et des lois de la République, restrictions permanentes des libertés publiques, gestion chaotique de l’économie et des finances du pays, multiplication des grèves, dégradation de l’état des établissements d’enseignement, du primaire jusqu’au supérieur, insatisfaction des attentes des enseignants, des étudiants et des élèves, hôpitaux devenus des mouroirs, perte de nos valeurs traditionnelles, au profit de comportements exogènes, etc», s’est indigné Zacharie Myboto.

Cette crise qui prévaut en ce moment, plutôt que de baisser, prend de l’ampleur et inquiète la population gabonaise. Une situation effrayante nécessitant, de l’avis du président de l’Union nationale, vigilance et pragmatisme politique.

«Vigilance parce que, qui ne se souvient des faits du passé, les revivra dans le futur. Que de rencontres politiques visant à aplanir le climat vécues dans le passé, qui n’ont jamais connus les effets escomptés ! Pragmatisme politique, face au vécu actuel. Jamais il ne nous a été autant donné de sortir du tunnel, de disposer des moyens de réaliser enfin, l’alternance tant souhaitée !», a argumenté Zacharie Myboto pour qui, en tant que peuple souverain, le peuple gabonais doit refuser de continuer à être dirigés par un «putschiste ».

Le grand absent de cet évènement fût le vice président Mike Jocktane.