Le célèbre maître de cérémonie et présentateur TV, Régis Massimba répond à un questionnaire audacieux portant sur des sujets qu’on ose que très rarement aborder. Surprenant !

«Ça Se Passe Ici», son émission sur TéléAfrica, est une bouffée d’oxygène dans un paysage audiovisuel national aride. Il officie également sur Africa N°1 avec «La Perche» et «Survoltage». Il a été secrétaire général du Comité Miss Gabon (Comiga) et a contribué de ce fait à la sélection des plus belles filles du Gabon sur une certaine période. Régis Massimba a sacrifié deux années d’études à la faculté de lettres et sciences humaines de l’Université Omar Bongo pour se consacrer à sa passion, les médias. Après le journal en anglais sur Radio Fréquence 3, il crée, en 1993, sa première émission de variété, le « Bath Power party » et un an plus tard à la télévision, le «Bath Power show». Ce programme a tenu les jeunes téléspectateurs en haleine 12 ans durant ; le record de longévité d’une émission de variété au Gabon.

Ceci n’est pas une interview. Juste un jeu.

Si on vous demandait de tourner un film X ?

Je dirais oui et non. Oui, parce que, faut le dire franchement, j’aime le sexe. Ce n’est pas un péché en soi. Avec tout ce que cela comporte, il suffit de se protéger et de prendre toutes les dispositions nécessaires. Je tournerais donc volontiers un film porno et je me montrerais à la Rocco Siffredi, même si ce ne sont pas les mêmes mensurations. Je dirais non parce que les parents sont là, même si je suis convaincu qu’ils ne se mettront jamais devant la TV pour regarder un porno. Et puis les enfants pourraient tomber sur un tel film, certains amis aussi. C’est pour cela que je dirais non. Pour le reste, pas de problème.

Dans un film d’action, vous vous préférez en flic ou en gangster ?

J’aime bien les deux rôles mais cela dépendrait beaucoup du scénario. Dans la dernière grande production cinématographique gabonaise, «Le Collier du Makoko», je tiens le rôle de Nkenké, un petit bandit de circonstance au service de la reine. Je pourrais jouer le bandit comme le truand du film «Le bon, la brute et le truand». Mais j’aimerais bien aussi être du bon côté, comme Eddy Murphy dans «Boomerang».

Y a-t-il une question que vous vous posez souvent ?

Oui. Celle de savoir où est-ce que je vais finir. C’est bien tout ce que je vis aujourd’hui. Sans mentir et sans verser dans l’autosatisfaction, si on me promettait de vivre ce que je vis jusqu’à la fin de mes jours, je m’en contenterais. Mais, comme je ne sais pas l’avenir, je me demande souvent où est-ce que je vais finir.

Régis enfant, à quoi ressemblait-il ?

A ce qu’il ressemble maintenant. Sauf qu’il a pris un 1,50 m de plus, 80 kg de plus. J’étais un enfant calme, presque timide. Mais, tout petit je rêvais déjà d’atteindre la notoriété. C’est pourquoi je m’étais mis au football, les stars du football étaient très connues et j’étais loin de m’imaginer chanteur ou dans les médias. J’avais beaucoup d’ambition mais j’étais résolument calme et je respectais tout le monde parce que mon père était exigeant à ce niveau.

Êtes-vous souvent amoureux ?

Souvent, non. Du haut de ma quarantaine, je ne suis pas tombé amoureux plus de deux fois et je ne dirais pas de qui. (Rires)

En général, ce sont les filles qui vous courent après ou plutôt vous qui les poursuivez ?

Jusqu’à ce que je ne devienne le Quizz Master Régis, je courais après les filles. En tout cas, c’était kif-kif, 50-50. Quand je suis devenu le Quizz Master, elles m’ont couru énormément après. Puis, je ne sais pas ce qui s’est passé : plus je grandissais dans le métier, plus je m’affirmais moins les filles me couraient après. Elles ont freiné leur acharnement. Je me suis demandé pourquoi et l’une d’elle m’a répondu :  «tu es devenu inaccessible».

Vous a-t-on déjà pris pour quelqu’un d’autre ?

Ce n’est pas toujours à cause d’une ressemblance mais, il faut reconnaître que Arcad a marqué les esprits et il arrive que des gens d’un certain âge me disent : «Ça va Arcad ?» Ce n’est pas fait pour me vexer, c’est schématique ou caricatural mais cela tient surtout de l’archétype ou de l’association d’idée. Je ne rectifie jamais dans ces cas là. Arcad a été un exemple pour moi et je peux être fier d’être pris pour lui : si tout le monde dit qu’il était bon, c’est que moi aussi je suis bon quelque part.

En qui aimeriez-vous vous réincarner, Fela Anikulapo Kuti, Denzel Washington ou Mohamed Ali ou quelqu’un d’autre…

Je préfère en rester à vos trois propositions parce que Denzel Washington me conviendrait. Il est charmant. Il est beau. C’est un bon acteur. En fait je ne lui trouve pas de défaut. C’est vraiment quelqu’un que j’apprécie beaucoup, même si, en réalité, je préfère rester moi-même.