En apposant sa signature sur un acte de repentance, le 11 août à Libreville, le leader de l’Alliance pour changement et le renouveau (ACR) a demandé pardon au peuple gabonais. Une démarche symbolisant le renouveau de la relation entre lui et les populations.

Genou à terre, le leader de l’ACR a demandé pardon aux Gabonais, le 11 août 2018 à Libreville. © Gabonreview (Capture d’écran)

 

Le 11 août à Libreville, le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) s’est fendu d’une déclaration pour le moins surprenante. Genoux à terre, Ben Moubamba a demandé pardon aux Gabonais. «Peuple Gabonais, je te demande pardon. Pour la souffrance que j’ai causée dans ton cœur d’une manière ou d’une autre, en acte, en parole, par omission, involontairement ou non. Peuple gabonais, je prends l’engagement devant toi, en signant cet acte de repentance, de prendre un nouveau programme social avec toi», a déclaré Ben Moubamba.

Soulignant que cette démarche est le fruit d’une «recherche intérieure», Ben Moubamba a donné le sens de cet acte. «Je veux que l’on souvienne de moi non pas comme quelqu’un qui a trahi, mais comme quelqu’un qui a tenté d’aider son pays. Comme quelqu’un qui s’est sacrifié au-delà de ses erreurs. Et comme quelqu’un qui a aimé son peuple», a-t-il révélé.

Engagé comme acteur politique depuis 2009, le leader de l’ACR a reconnu que toute réussite passe aussi par des échecs et erreurs. Tout comme «la vie politique est un chemin que personne ne peut réussir sans erreur», a-t-il ajouté. D’où son acte de repentance, pour les nombreuses erreurs commises. A ceux qui douteraient de la sincérité de son geste, Ben Moubamba s’est dit compréhensif.

«Je comprends celles et ceux dont les cœurs ne s’ouvriront pas à cet acte de repentance : prenez votre temps !», a-t-il déclaré. Non sans remercier d’avance, «celles ou ceux qui seront disposés à m’accueillir dans leur cœur, à m’accorder leur pardon». Cet acte de repentance, a-t-il souligné est le symbole d’une «relation renouvelée» entre lui et le peuple gabonais. Coup de maitre ou coup d’épée dans l’eau ? Seul le temps le dira !