En dépit de la suspension du Mouvement populaire des radicaux (MPR) par le ministère de l’Intérieur, le 25 octobre, cette association compte bien poursuivre ses activités.

Le président du MPR lors d’une de ses causeries à Port-Gentil. © Échos du Nord

 

Le Mouvement populaire des radicaux (MPR) n’entend pas se plier à l’injonction du ministère l’Intérieur. En effet, cette association a été suspendue par le ministère de l’Intérieur, le 25 octobre, pour «discours attentatoire à l’unité nationale».

«Nous allons en toute sérénité poursuivre nos activités pacifiques», a récemment déclaré le président du MPR, dans une interview parue dans l’hebdomadaire Echos du Nord du 31 octobre. Et Féfé Onanga de dénoncer ce qu’il considère comme «un musèlement» de son association.

Selon Féfé Onanga, le MPR et lui ont produit des éléments prouvant qu’ils sont respectueux de l’Etat de droit. Ils ont brandi, pour leur défense, une attestation de déclaration au journal officiel et des documents montrant «bien que nous avons introduit une demande au gouvernorat de la province de l’Ogooué-Maritime». Il assure par ailleurs avoir été soumis à une enquête de moralité dans la démarche de légalisation de son groupe.

Avec cet argumentaire, le leader du MPR a demandé, à son tour, à l’actuel ministre de l’Intérieur, Lambert-Noël Matha, de «prouver qu’il respecte l’Etat de droit en laissant le MPR poursuivre tranquillement ses activités». «Nous sommes en phase avec la loi et donc en droit poursuivre nos activités», a-t-il déclaré, arguant que «l’erreur étant humaine,…» et que le ministre se résoudra à respecter leur droit.

Quant au discours tenu pendant ses meetings, Féfé Onanga estime que le combat qu’il mène est un combat d’idées. «Nous avons pris fait et cause pour Jean Ping qui a gagné l’élection présidentielle du 27 août 2016. Cette vérité est sue de tous les Gabonais, voire du monde entier. Nous nous battons de manière pacifique pour faire en sorte que le vote du peuple gabonais soit respecté », a-t-il expliqué, pour répondre aux reproches du ministère de l’Intérieur.