La nouvelle grille des prix comporte 174 produits de consommation courante et une marge de réduction des prix de l’ordre de 15%.   

La mercuriale présentée à Libreville, le 22 juin 2017. © Gabonreview

 

© Gabonreview

Le ministre délégué à l’économie, Noël Mboumba a présenté le 22 juin à Libreville l’esquisse de la nouvelle mercuriale. Celle-ci comporte 174 produits de consommation courante avec une marge de réduction instituée de l’ordre de 15%. En présence de l’administration publique, opérateurs portuaires publics et privés, ainsi que le patronat et les associations de consommateurs, il a livré les détails de cette grille dont les aménagements devraient avoir un effet de levier sur le panier de la ménagère.

«C’est pour cette raison que nous mettons en place une mercuriale. Ça permet d’avoir une espèce de Garde-ligne qui permet finalement à nos équipes de contrôler de pouvoir vérifier l’applicabilité des mesures de lutter contre la vie chère», a-t-il assuré.

Instaurée dans une logique conjoncturelle, cette nouvelle grille des prix se différencie de l’arrêté 241 regroupant 166 produits défiscalisés, en ce qu’il est défait de 17 produits et enregistre 25 nouveaux. Il s’appliquera dans un temps limité, pas encore circonscrit.

De même, cette intervention du gouvernement s’inscrit dans le cadre d’un régime de liberté contrôlée des prix, qui est un droit de contrôle que reconnaît au gouvernement l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La mercuriale sera donc mise en œuvre après épuisement des stocks actuels des commerçants, dont le temps reste à déterminer, et sera adoptée après amendement.

Son élaboration est le fruit d’efforts consentis par le gouvernement «avec la mise en place du nouveau port d’Owendo qui contribuera de façon significative à la réduction de la vie chère, du fait que sa mise en place permettra une économie de l’ordre de 30%, sur les coûts de revient de la chaine portuaire, mais aussi de l’implication de la filiale de Bolloré qui a pris la décision salvatrice de pouvoir diminuer de façon substantielle, de l’ordre de 40%, les coûts d’acconage au niveau de la chaine frigorifique», a indiqué le ministre délégué.

Il s’agit presque d’une obligation pour le gouvernement, confronté par ailleurs à la mise en œuvre de la Contribution spéciale de solidarité (CSS) et à un taux d’inflation cumulé de 11%. Il s’est donc employé à proposer des mesures additionnelles pour garnir le panier de la ménagère.

Seulement, les partenaires présents ont marqué l’inquiétude de voir «ces efforts être annihilés» à cause de la parafiscalité. Ils envisagent répertorier les structures mises à l’index dans cette pratique qui plombe les efforts entrepris pour soulager les consommateurs.

Auteur : Alain Mouanda