La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) va procéder à une augmentation de son capital social. Ce qui permettra à l’institution de répondre efficacement aux besoins de financement des projets d’investissement dans des secteurs économiques variés de ses États membres.

Le siège de la BDEAC à Brazzaville au Congo. ©AFP

 

Réunie le 16 novembre dernier à Brazzaville, sous la présidence du ministre des Finances de la Guinée Equatoriale, Miguel Engonga Obiang Eyang, l’Assemblée générale extraordinaire de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale a décidé d’augmenter le capital social de l’institution régionale. «En organisant cette réunion extraordinaire, nous avons voulu connaitre l’état des lieux de la banque au moment où le président sortant passait le témoin au rentrant. Il s’agit notamment de la sécurité informatique qui est un élément important pour la coordination et la gestion de l’institution», a indiqué le président de séance.

La hausse des capacités de la structure financière est destinée à soutenir le développement de son activité de financement envers les États membres. «L’équilibre financier n’étant pas totalement mauvais, la Commission bancaire de l’Afrique centrale après un travail d’audit, relève tout de même, un déséquilibre entre les besoins de financement de la communauté et les ressources dont dispose la banque», a relevé le ministre Equato-guinéen des Finances, assurant être en train de travailler sur ce point.

Pour la réussite de cette opération, un appel a été lancé aussi bien à l’endroit des actionnaires, invités à augmenter leur participation au capital, mais également aux bailleurs capables de mettre à la disposition de l’institution des lignes de crédit. Car, les besoins de la sous-région sont énormes et requièrent par conséquent l’implication d’un grand nombre de bailleurs de fonds disposant des ressources considérables et appropriées.