Amorcée en 2015, la tendance baissière du secteur automobile s’est confortée sur les quatre premiers mois de l’année 2017. Entre janvier et avril dernier, le marché des véhicules neufs a enregistré une contraction de 38% des ventes, par rapport à la même période en 2016.

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Morose ! C’est ainsi que l’on pourrait qualifier l’activité de la vente d’automobiles neuves dans le pays. Une tendance amorcée en 2015 et généralisée en 2016, puis confirmée sur les quatre premiers mois de l’année 2017. Entre janvier et avril dernier, en effet, le marché des véhicules neufs a enregistré une contraction de 38% des ventes.

Une situation commentée par le délégué pays du groupe CFAO au Gabon, soulignant que cette tendance baissière est encore importante pour le marché des poids lourds et engins. Selon Denis Zappulla, cette conjoncture pourrait être atténuée par le paiement des créances dues par l’Etat.

«Au-delà de ces problématiques de marché en forte baisse, toutes nos entreprises sont extrêmement fragilisées financièrement par le poids de leurs créances impayées. A ce titre, nous fondons de gros espoirs sur le plan d’apurement de la dette intérieure actuellement mené par l’Etat», a déclaré Denis Zappulla, relayé par lenouveaugabon.com.

Depuis la chute des cours de pétrole et la contraction des recettes de l’Etat, le marché est en chute libre. En effet, l’Etat et les compagnies pétrolières sont les plus gros clients des concessionnaires automobiles. Ainsi, en 2015 il s’est écoulé seulement 3 345 unités. En 2016, les ventes de véhicules neufs se sont chiffrées à environ 2600 unités contre 5094 en 2013 (hors poids lourds). Soit une baisse de près de 50 %.

Avec un parc estimé à plus de 140 000 véhicules, le Gabon est le deuxième marché de la zone francophone après le Sénégal, mais le premier, en tenant compte du ratio population/vente de véhicules.