Sans raisons évoquées, le parti d’opposition a choisi de se soustraire de groupement de partis rangé autour de Jean Ping et a rejeté la radiation prononcée contre David Mbadinga, son président.

David Mbadinga au cours du retrait de son parti de la Coalition Jean Ping. © D.R

 

L’union des patriotes Gabonais loyalistes (UPG-L) est désormais fractionnée en deux tendances. A la suite de l’exclusion prononcée de David Mbadinga, président à la naissance de ce parti d’opposition, l’aile dorénavant conduite par ce dernier a confiée samedi 8 juillet à Libreville qu’elle se retirait de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), rangée autour de Jean Ping.

«Il me plait d’annoncer solennellement ici et maintenant le retrait de l’UPG-L de la CNR de Jean Ping», a indiqué David Mbadinga, qui n’a cependant pas motivé le retrait de son parti de la famille politique à l’intérieur de laquelle elle a œuvré ces derniers mois.

Si on ne perçoit pas le lien entre la démission prononcée contre lui et le retrait de son «parti» de la CNR, il est tout de même certifié que «son successeur» Paul Adrien Ivanga-Adyayéno, demeure un souverainiste très présent aux côtés de Jean Ping.

Cette rupture de ban avec ses anciens alliés, engagés dans la résistance pour la conquête du pouvoir est jugée contre-productive par certains observateurs. Celui qui dit avoir montré patte blanche durant son bail au sein de l’opposition, depuis qu’il s’est révélé aux côtés d’un des opposants farouches au clan Bongo, Pierre Mamboundou, est peut-être en train de s’habituer au manège. Le leader de l’UPG-L avait à l’époque quitté le bateau Union du peuple gabonais (UPG) sans crier gare.

Alors qu’il se considère toujours «président de ce parti jusqu’au premier congrès du parti», David Mbadinga estime de ce fait que la radiation prononcé contre lui le 5 juillet dernier est nulle et de nul effet.

Le contexte actuel qui évoque des consultations pour la constitution d’un nouveau gouvernement, consécutivement aux accords issus du dialogue d’Angondjé, incite à scruter avec lucidité les postures curieuses de certains cadres de l’opposition, happés cet appel d’air.

Auteur : Alain Mouanda