Perçu comme un des partis de la scène politique nationale les plus centrés sur l’ethnie, l’Union du peuple gabonais (UPG) envisage de se défaire de son ancienne image et sonne l’heure de l’«ouverture».

Mathieu Mboumba Nziengui, le président de l’UPG, a sonné l’heure de l’ouverture de son parti. © L’Union / Sonapresse

 

Elections législatives oblige ! L’UPG a lancé, samedi 13 janvier, son opération de charme à l’endroit des Gabonais de tous bords politiques, mais surtout de toutes les ethnies. Plus de 28 ans après sa création, le parti de Pierre Mamboundou veut en finir avec une image peu reluisante acquise presqu’au moment de sa création, en juillet 1989. Ce parti de l’opposition est perçu comme un des plus centrés sur l’ethnie, le Punu, en l’occurrence. Le décès, en octobre 2011, de son créateur n’a rien changé.

Si le siège de l’UPG est à Libreville, les principales activités du parti se sont essentiellement déroulées à Ndendé, dans la province de la Ngounié. Près de trois décennies après, Mathieu Mboumba Nziengui veut changer cette façon de faire.

Aussi, à la faveur de l’installation de nouveaux responsables du parti, samedi 13 janvier à Libreville, le président de l’UPG a-t-il sonné l’heure de l’«ouverture». Il a assuré que «cela a été le cas durant le magistère de Pierre Mamboundou», selon qui «l’Union du peuple gabonais, c’est le parti de tous les Gabonais». A quelques mois des législatives, Mathieu Mboumba Nziengui entend donc faire comprendre aux militants et sympathisants réticents à son idée d’ouverture que l’UPG, «ce n’est pas le parti d’une ethnie, d’une province ou d’une seule localité». Il veut en faire «un parti ouvert à toutes les adhésions possibles». Une mission qu’il a confiée au premier secrétaire politique du parti nouvellement installé. Il est toutefois évident que le parti conservera à tout prix Ndendé comme son fief.