Selon le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de l’Unoca, l’Afrique centrale «continue de faire face au fléau du terrorisme et de l’extrémisme violent».

Le Chef de l’Unoca, François Louncény Fall (A droite), lors de la 46e réunion du Comité consultatif permanent de l’Unsac. © Communication Unoca

 

L’Afrique centrale est-elle menacée par «le terrorisme» et un «extrémisme violent» ? Le chef du Bureau de l’Organisation des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca), François Louncény Fall, est de cet avis.

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A l’ouverture du segment ministériel de la 46e  réunion du Comité consultatif permanent des Nations unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (Unsac), le 1er juin 2018 à Brazzaville, il a indiqué que ces deux fléaux fragilisent les Etats et compromettent le développement de l’espace économique concerné. De manière générale, M. Fall a regretté le «regain de tensions et de violences liées aux activités des groupes armés qui maintiennent en otage le pays et les populations civiles, entravant le processus de paix et de rétablissement de l’autorité de l’Etat».

Il a notamment évoqué le cas de la République Centrafricaine (RCA) où la situation à l’Est du pays est de plus en plus inquiétante, depuis le départ des partenaires militaires régionaux et internationaux, y compris la Force régionale d’intervention de l’Union africaine chargée de traquer les éléments de Joseph Kony. «J’encourage la sous-région à réévaluer les mécanismes en place pour s’assurer que la LRA ne profite pas de ce vide et pour mettre définitivement fin à cette menace transfrontalière», a-t-il plaidé, tout en saluant le courage et le professionnalisme des casques bleus de la Minusca qui, malgré des attaques répétées et des conditions de travail difficiles, jouent un rôle déterminant dans ce processus, «parfois au péril de leur vie».

Le patron de l’Unoca est revenu sur le climat politique et la situation sécuritaire au Burundi et en République démocratique du Congo (RDC). Il a invité les uns et les autres à «placer l’intérêt général au-dessus de toute autre considération et à faire le choix d’un dialogue inclusif et de bonne foi pour résoudre leurs différends et tracer une voie pacifique pour leurs nations respectives».

Pour «pacifier» la sous-région, les ministres ont recommandé à la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) d’accélérer le processus de mise en œuvre de la stratégie régionale de lutte contre le terrorisme et la prolifération des armes légères et de petit calibre adoptée lors de la 41e  réunion de l’Unsac en novembre 2015 à Libreville.  La 47e réunion de l’Unsac aura lieu à Ndjamena en décembre 2018.