Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé le 10 août de proroger pour une durée de trois ans, du 1er septembre 2018 au 31 août 2021, le mandat de Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Brenuac).

Mandat de l’Unoca prorogé pour une durée de trois ans, du 1er septembre 2018 au 31 août 2021. © D.R

 

Satisfait du rapport du secrétaire général des Nations unies sur la situation en Afrique centrale et sur les activités du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Brenuac), le Conseil de sécurité de l’Onu a recommandé le 10 août, lors de sa 8328e séance, une nouvelle prorogation du mandat de l’Onuca pour trois ans. Soit la période qui va du 1er septembre 2018 au 31 août 2021.

«Le Conseil rappelle l’important travail accompli par le représentant spécial et le Brenuac au cours des trois dernières années et présenté dans le rapport du secrétaire général. Il reconnaît notamment que le Brenuac joue un rôle important dans la facilitation d’un dialogue politique ouvert à tous au Cameroun, au Gabon, en Guinée équatoriale, en République du Congo, à Sao Tomé-et-Principe et au Tchad et dans la promotion de la stabilité dans la région, la prévention ou l’atténuation des crises électorales», a admis la présidence du Conseil de sécurité, dans sa déclaration.

Priant le secrétaire général de l’Onu de soumettre le mandat et les activités du Brenuac à un examen stratégique et de formuler des recommandations sur les points à améliorer, notamment en ce qui concerne la cohérence des activités du système des Nations unies dans les pays relevant du mandat de l’Unoca et la réorientation ou le renouvellement des priorités d’action de ce dernier, et de les lui présenter au plus tard le 1er août 2019. Le Conseil de sécurité s’est inquiété de la situation des violations des droits de l’homme et les atteintes à ces droits dans certaines parties de l’Afrique centrale qui découlent notamment des attaques de Boko Haram et d’autres groupes terroristes dans le bassin du lac Tchad.

Le Conseil de sécurité «également préoccupé par l’insécurité maritime qui règne dans le golfe de Guinée, le commerce illicite d’espèces sauvages et la criminalité transnationale organisée, sans oublier les risques liés aux activités des mercenaires. Il est en outre préoccupé par les tensions que continuent de provoquer les élections dont le résultat est contesté, les difficultés économiques et sociales et les conflits entre les cultivateurs et les éleveurs nomades», a signifié la présidence du Conseil de sécurité.

Pour les trois prochaines années, les priorités du Brenuac consisteront à conduire des missions de bons offices au nom du secrétaire général de l’ONU; à aider les pays de la sous-région dans les domaines de la consolidation de la paix et de l’apaisement des tensions découlant des différentes élections tenues entre 2015 et 2018 et ceux en proie à une crise des institutions liée à des élections ; à collaborer avec la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et ses États membres afin de jeter les bases de la prévention structurelle des violences.