Petit-Lambert Ovono a analysé la récente vague de démissions au sein du parti de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou. Pour lui, les démissionnaires souhaitent clairement «nuire à leur ancien parti, salir son chef» et se faire un peu de publicité «pour se vendre un peu cher».

Petit-Lambert Ovono (à gauche). © facebook.com

 

La crise secouant le parti de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou a pris un nouveau virage, le 30 mai à Libreville, avec la démission de certains leaders ayant par ailleurs décidé de créer leur propre formation politique. Un scénario ayant arraché quelques commentaires à Petit-Lambert Ovono. Selon l’évaluateur «certifié», ce fait, devenu «récurrent et banal» dans le pays, devrait amener les Gabonais à s’interroger sur «les objectifs poursuivis par nos politiciens démissionnaires».

«Car, comment comprendre que lorsque ces individus ont pris la décision d’adhérer à ces partis politiques, aucune publicité n’a été faite lors de ces adhésions, de ces engagements personnels, mais quand ils décident de sortir, les médias sont remplis des lettres de démission, de leurs interviews, et très souvent insultantes à l’endroit de ceux qui restent, et notamment de leurs anciens dirigeants ? À l’analyse, on peut découvrir les véritables motivations des démissionnaires», a écrit Petit-Lambert Ovono dans un post sur sa page Facebook, le 31 mai.

Selon lui, la motivation des démissionnaires est dictée par le souci de «nuire à leur ancien parti, de salir son chef», d’une part. D’autre part, Petit-Lambert Ovono est convaincu qu’en démissionnant, Anges Kevin Nzigou, Nicolas Nguema et Elza-Ritchuelle Boukandou veulent se faire un peu de publicité, «pour se vendre un peu cher». Il décèle aussi dans l’attitude des «frondeurs», «une forme de conspiration non avouée qui couvait et qui avait pour but de prendre la tête du parti contre le président actuel».

«Car finalement, si on ne peut plus laver le linge sale en famille, pourquoi ne pas partir sans salir les autres ?», s’est interrogé Petit-Lambert Ovono avant d’ajouter : «À la limite, cette attitude que les partants croient payante, ne les crédibilisent pas. A moins d’être idiots, leurs nouveaux maîtres ou nouveaux adhérents devraient s’attendre au même sort que celui qu’ils viennent de réserver à Moukagni-Iwangou».