Le Bureau national de l’Union nationale en sa séance du 27 juillet 2017, a confirmé la décision d’exclusion de la ministre de l’Économie forestière Estelle Ondo, conformément à l’article 30 de son règlement intérieur.

Estelle Ondo exclue de l’Union nationale. © D.R.

 

Réuni le 27 juillet, conformément à l’article 30 du règlement intérieur du parti, pour entendre à sa demande Estelle Ondo, sur sa requête en appel de la décision n°8/UN/BN/16 du 15 décembre 2016 l’excluant du parti, le Bureau national de l’Union nationale a réaffirmé sa décision de se défaire de sa 5e vice-présidente.

Après des mois de bataille judiciaire infructueuse, contestant la décision des responsables de l’Union nationale (UN), qu’elle jugeait «antidémocratique», la ministre de l’Économie forestière Estelle Ondo a fini par plier l’échine. Non pas pour reconnaître son exclusion du parti, mais en décidant de démissionner d’elle-même le 27 juillet dernier.

En effet, la ministre avait usé de son droit d’être entendue par le Bureau national du parti, comme le prévoit l’article 30 du règlement intérieur. Et le parti le lui a garanti, à travers la convocation de la réunion du Bureau national du 27 juillet. Contre toute attente, elle ne se présentera pas à cette réunion, préférant envoyer une lettre de démission au parti. «En prélude à son audition devant le Bureau national, elle a fait parvenir le même jour une lettre de démission», précise un communiqué de l’UN. Si le parti n’a pas jugé utile de revenir sur le non-respect de la procédure par celle qui la réclamait depuis plus de 9 mois, il a réaffirmé l’exclusion de sa 5e vice-présidente.

Pour la ministre, cette initiative viserait certainement à démontrer, une certaine cohérence entre ses déclarations et sa conviction selon laquelle, personne ne peut l’exclure de «l’Union nationale sans respecter les règles et les normes du droit de la défense».

Un parti pour lequel elle aurait participé, assure-t-elle à la construction et au développement, y compris pour sa réhabilitation après des années de suspension par le ministère de l’Intérieur.