Une fillette de 4 ans, de nationalité équato-guinéenne, a été jetée par une forcenée du haut de l’échangeur de Sotéga, quartier du deuxième arrondissement de la commune de Libreville.

Gabonreview.com - Anoushka Kandoyi arrêtée après son meurtre gratuit  d'une enfant de 4 ans - © L.R.A./L'Union

La petite Himmaculada Andong Essono n’est plus, par la faute de Anoushka Kandoyi, la vingtaine, qui a décidé pour on ne sait quelle raison de se saisir de sa victime alors que cette dernière se rendait à l’école en compagnie de quatre de sœurs et de son cadet, pour la jetée du haut de l’échangeur de Sotéga où le drame s’est produit.

«La fillette, grièvement touchée, a été immédiatement transportée au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) avant d’être ensuite transférée à la polyclinique Saint-André à Akébé-Ville. Mais elle y a rendu l’âme avant de passer au bloc opératoire», a indiqué une source familiale, rapporte le quotidien L’union dans sa livraison du 7 juillet.

«Dès l’annonce du drame plusieurs témoins ont rappelé que la même forcenée avait déjà pris à partie un enfant envoyé chez un boutiquier par ses parents», poursuit le journal.

«Un jour, j’ai envoyé mes enfants m’acheter du pain à la boutique. Il était 15h. L’un d’eux est revenu avec une joue enflée. C’est la malade qui l’aurait giflé. C’est la première fois qu’on la voyait dans le coin», a déclaré un habitant de Sotéga dans les colonnes du journal l’Union.

Selon la jeune dame, elle serait originaire de Léconi (Haut-Ogooué) et ses parents travailleraient à la présidence de la République.

Selon une source autorisée, citée par L’union, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, Sidonie Flore Ouwé a requis un examen psychiatrique pour déterminer l’état mental de la jeune femme.

Ce drame vient, une fois de plus, placer sur le devant de la scène le problème des malades mentaux qui errent à longueur de journée dans les différentes artères des villes du pays sans savoir où ils vont, menaçant parfois les passants. Aucune instance publique ne semble avoir pour charge de les soigner et de placer les plus dangereux hors d’état de nuire, que ce soit aux autres ou à eux-même.