Alors que l’on a célébré 10 octobre dernier dans le monde entier la  journée internationale de la Santé mentale sous le thème «la dépression: une crise mondiale» et qu’à cette occasion, Gabonreview s’interrogeait sur ce que le Gabon fait de ses fous, l’un d’eux a brulé une voiture à Oloumi.

Un fou brule une voiture à Oloumi - © Le Magnifique, photo du film

Lors de la journée internationale de la santé mentale, il a été question de jeter un regard sur cette maladie qui laisse croire qu’au Gabon, notamment à Libreville, une rupture est intervenue dans la chaîne des droits de l’homme, mais surtout dans celle de la couverture sociale et sanitaire des malades mentaux.

Le fait est relayé par le quotidien L’union de ce vendredi 19 octobre 2012, indique qu’un homme souffrant visiblement  de troubles mentaux a mis le feu, dans la matinée de jeudi aux environs de 6 heures, à une voiture de marque Suzuki Vitara, stationnée dans la Zone industrielle d’Oloumi. L’homme, hagard, aurait surgi de nulle part et a mis le feu à ce véhicule avant de disparaître comme il est arrivé.

Ce n’est que l’épaisse colonne de fumée noir qui se dégageait qui a attiré les passants, rapporte un témoin cité par L’union. Cet acte vient interpeller les autorités en charge de ce secteur de la santé au Gabon à se mouvoir davantage pour apporter rapidement des solutions au problème des fous en liberté qui prend l’allure de fléau.

Le sujet est d’autant plus préoccupant qu’à Libreville on ne peut se promener dans un quartier sans avoir à rencontrer des personnes mentalement instables, atteintes de troubles parfois graves. Elles présentent des comportements extravagants, déraisonnables, imprudents ou malavisés. Le 5 juillets 2012, une autre malade mentale avait jeté par-dessus bord sur l’échangeur de Sotega une fillette de 5 ans, de nationalité équato-guinéenne.

Souvent sales ou vêtus de haillons, ou même entièrement nues, ces personnes souffrent de la marginalisation et d’une indifférence qui les éloigne de la protection dont elles devaient faire l’objet, ce qui interpelle sur les notions de droits de l’homme et de solidarité humaine.