Agé de 73 ans, Jean-Marie Mba Eyoghé, dernier ministre des Affaires étrangères du premier président gabonais, Léon Mba, et directeur de cabinet d’Omar Bongo depuis la vice-présidence en 1967 à la mort de celui-ci comme président de la république en  2009, a été victime de la maltraitance de la part de sa sixième épouse contre qui il a finalement porté plainte.

Maltraitances vieux Gabon

Selon le quotidien L’union qui rapporte les faits dans sa livraison du 14 juin 2012, Jean-Marie Mba Eyoghé, devenu paraplégique en 2004 et donc cloué sur un fauteuil roulant, subissait la maltraitance de cette femme de 53 ans, dame Victorine Mengue-me-Ndong, qu’il a épousée en sixième noce.

Etant devenu une charge pour cette dame censée partager le même toit avec lui, sieur Mba Eyoghé a été réduit à vivre dans un hangar de Bwiti, situé dans la concession où il avait pourtant fait construire sept maisons. Dans ce lieu, il n’a eu pour compagnons que des chiens et subissait les assauts des tiques qui lui livraient une guerre sans merci. En outre, n’ayant presque rien à manger, il était contraint de quémander de la menue monnaie à quelques personnes qui passaient par là pour s’offrir sa pitance, constituée en grande partie des morceaux de pains. Lorsqu’il essayait de revendiquer un peu plus de respect et de considération, il se retrouvait roué de coup. Sévices illustrés par les traces figurant sur son dos et témoignant des violences dont il a été victime.

Même pour sa toilette, il a été abandonné à lui-même. Et ce n’est qu’en déboursant 200.000 francs CFA pour les frais de scolarité annuel d’un collégien du coin qu’il aura ce service. Le quotidien qui cite des sources judiciaires rapporte que cette femme avait interdit au grabataire d’avoir une quelconque visite de ses enfants.

Las de cette situation, il a fini par «supplier une bonne volonté d’informer ses enfants domiciliés à Lalala, du calvaire que son épouse lui faisait endurer et de voler rapidement à son secours». On rapporte que les enfants de sieur Mba Eyoghé ont été repoussés, à leur arrivée, par dame Mengue-me-Ndong et ses filleuls du Bwiti. Des voitures auraient même été lapidées par ces derniers.

C’est donc à son corps défendant que le vieillard a enregistré un message, via le téléphone portable d’un voisin, qui a été transmis au procureur de la République près le tribunal de Libreville, Sidonie Flore Ouwé, à qui il a demandé de venir à son secours. En compagnie des officiers de la police judiciaire, madame Ouwé a donc fait une descente sur le terrain pour libérer le vieil homme de sa retraite involontaire.

Il a été confié à ses enfants. Puis, il a entrepris de déposer une demande de divorce d’avec cette sixième épouse qui lui faisait vivre des misères. In fine, dame Mengue-me-Ndong aurait été motivé par son impatience à vouloir bénéficier toute seule des biens de cet ancien haut cadre de l’État.