Aux allures d’opération de charme, en prélude aux prochaines élections législatives, une rencontre a eu lieu le 8 juillet entre l’Union des jeunes du parti démocratique gabonais (UJPDG) et les jeunes du quartier Derrière l’ENS, dans le 1er arrondissement de Libreville.

Marius Assoumou Ndong pendant la remise de tables aux commerçantes de Derrière l’ENS, le 8 juillet 2018 à Libreville. © D.R.

 

Conduite par son leader, l’Union des jeunes du parti démocratique gabonais (UJPDG) a effectué une visite au quartier Derrière l’ENS, le 8 juillet, dans le 1er arrondissement de Libreville. Il s’est agi notamment de rencontrer les jeunes de cette zone réputée «dangereuse», pour s’enquérir de leurs difficultés et discuter d’éventuelles solutions.

«Parmi nous il n’y a pas que des fumeurs de chanvre. Il y a plusieurs diplômés sans emploi», a souligné le représentant des jeunes du quartier. «Je compte sur vous pour que nous trouvions ensemble des solutions à nos problème», a poursuivi Antoine Junior Bittini, s’adressant à Marius Assoumou Ndong. Prenant acte de cette doléance, ce dernier a annoncé la construction imminente d’un lavage automobile dans la zone.

Objectif : permettre aux jeunes de se lancer dans une activité génératrice de revenus échappant encore au contrôle des nationaux. Le leader de l’UJPDG a également annoncé la mise à disposition de ballots de vêtements pour ceux qui souhaitent se lancer dans la friperie. Les femmes commerçantes du quartier ont reçues des tables «pour vendre dans des conditions plus normales», ainsi qu’une somme d’argent pour mieux s’organiser.

L’occasion faisant le larron, Marius Assoumou Ndong a encouragé les jeunes de Derrière l’ENS à exprimer leurs suffrages en faveur des candidats du parti au pouvoir, lors des prochaines élections législatives. Tout comme il a invité ces jeunes à ne plus se laisser instrumentaliser par les opposants, «essentiellement d’anciens membres du PDG, aigris parce qu’Ali Bongo Ondimba a décidé de mettre fin à leurs privilèges».