La commission de l’Union européenne et les 79 pays du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ont ouvert le 1er octobre 2018, à New-York, le premier cycle de négociations politiques sur l’avenir de l’Accord de Cotonou, signé en 2000 pour 20 ans.

Robert Dussey et Neven Mimica le 28 septembre 2018 à New-York. © republicoftogo.com

 

Conclu en 2000 au Bénin, l’Accord de Cotonou a façonné les relations entre l’UE et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) durant 20 ans. L’accord expire en 2020 et les négociations autour de son avenir ont débuté le 1er octobre à New-York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Consciente que le contexte et la texture de la coopération avec les pays de l’ACP ont radicalement changé, voire dépassés pour certaines situations, l’UE ambitionne de transformer le partenariat actuel en un cadre politique moderne visant à la réalisation des objectifs de développement durable.

«Le partenariat entre l’UE et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique est un atout pour l’UE ainsi que pour le multilatéralisme en général. La révision de l’accord actuel est l’occasion de renforcer encore ce partenariat et de le moderniser pour prendre en compte les évolutions mondiales, telles que le programme à l’horizon 2030 des Nations unies ou l’accord de Paris sur le climat», a déclaré le négociateur en chef de l’UE, le commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, Neven Mimica.

Selon les négociateurs des deux parties, le futur partenariat se veut un accord unique juridiquement contraignant, équitable et équilibré, qui sera guidé par les questions transversales et les piliers thématiques stratégiques, comme l’investissement, la coopération, le développement, l’innovation … . Il vise une coopération politique plus étroite sur la scène internationale, afin de faire face aux enjeux mondiaux majeurs, tels que les changements climatiques, la migration et la paix et la sécurité.

Les pays de l’UE et de l’ACP représentent plus de la moitié de l’ensemble des pays membre de l’ONU et comptent plus de 1,5 milliard de personnes. Le partenariat actuel, régi par l’Accord de Cotonou et reposant sur trois piliers : la coopération au développement, les relations commerciales et le dialogue politique, seraient l’un des cadres de coopération les plus anciens et les plus complets entre l’UE et des pays en développement.

«La relation entre le groupe ACP et l’UE a été établie en 1975 par le premier article de l’Accord de Georgetown, l’acte constitutif du Groupe ACP. Le partenariat ACP-UE est une réalisation remarquable et précieuse qui, au fil des 45 années de son existence, a resserré les liens entre les populations et les pays de l’ACP et de l’Union européenne. L’ouverture des négociations aujourd’hui, préfigure la continuité des relations de confiance chères aux parties de ce partenariat», a rappelé le ministre des affaires étrangères et de la coopération du Togo et négociateur en chef pour le Groupe ACP, Robert Dussey.