Moussa Faki Mahamat, 56 ans, ancien ministre des  Affaires étrangères du Tchad a été élu président de la Commission de l’Union africaine, le 30 janvier à Addis-Abeba en Ethiopie.

Le nouveau président de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat. © D.R.

 

Le 28e sommet de l’Union africaine organisé à Addis-Abeba en Ethiopie a vu Moussa Faki Mahamat, succédé à la sud-africaine, Nkosazana Dlamini Zuma à la tête de la Commission de l’Union africaine.

L’ancien ministre des affaires étrangères du Tchad a été élu avec 39 suffrages sur 54, face à la Kényane Amina Mohamed,  ministre des Affaires étrangères et autres grands favoris du scrutin.

Elu pour 5 ans, Moussa Faki Mahamat entend bâtir son action à la tête de la Commission de l’UA sur deux priorités, à savoir le développement et le renforcement de la sécurité sur le continent africain.

Pour lui, « l’Afrique qui compte plus d’un milliard d’habitants est majoritairement jeune et féminine et recèle des ressources naturelles pour se développer ». Sa  deuxième priorité porte sur la sécurité. Moussa Faki Mahamat estime que le « continent est sous la menace d’un terrorisme international aux manifestations multiples et met en péril la paix et le développement du continent ».

Toutefois, les défis majeurs qu’il aura à affronter sont entre autres, la réforme de l’Union africaine, le renforcement de l’intégration, la gestion des conflits, l’ancrage de la démocratie sur le continent et le retour du Maroc au sein de l’Union africaine.

Né en 1960 au Tchad, Moussa Faki Mahamat est juriste de formation. Il a occupé plusieurs hautes responsabilités au sein de l’administration tchadienne, au cours de trente dernières années. En 2003, il est nommé premier ministre du Tchad, poste qu’il occupera jusqu’en 2005. Depuis 2008, il occupe le poste de ministre des Affaires Étrangères. Un poste qui lui a permis d’acquérir une parfaite connaissance des dossiers stratégiques du continent et particulièrement des régions du Sahel dont son pays est membre.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga