L’ancien ministre, aujourd’hui proche de l’opposition, serait cité comme présumé commanditaire de l’incendie du siège du Parti démocratique gabonais (PDG) à Mouila, survenu à la suite de la publication des premiers résultats de la présidentielle d’août 2016.

Jean Norbert Diramba, l’ancien DG du Spin, cité dans l’incendie du siège du PDG à Mouila. © D.R.

 

Il aurait été cité par Eugène Emilien Koumba Papy, Guy-Roger Moukaga et un certain Ndossi, présentés par les sites Pressegabon.com et Africtelegraph.com, proches du pouvoir, comme frère et neveux de l’ancien ministre et sénateur ayant rejoint l’opposition. Assigné à résidence selon des rumeurs, Jean Norbert Diramba serait sous le coup d’une enquête de la police judiciaire (PJ), censée déterminer s’il est le véritable commanditaire de l’incendie du siège du PDG à Mouila, survenu à la suite de la proclamation des premiers résultats de la présidentielle du 27 août 216.

Proche de Guy Nzouba Ndama, allié de Jean Ping lors de cette élection, l’ancien directeur général démissionnaire de la Société de patrimoine des infrastructures numériques (Spin), dit-on, n’avait pas goûté la défaite de son candidat, et aurait décidé de se venger sur la représentation locale du parti que représentait le vainqueur du scrutin, Ali Bongo. C’est en tout cas, ce que semble croire des sources, qui rapportent que dans le véhicule du neveu («qui roule au gazole»), la PJ aurait découvert un bidon d’essence et un autre contenant de l’eau.

Si le témoignage de Guy-Roger Moukaga, arrêté le soir de l’incendie, aurait permis de mettre la puce à l’oreille des enquêteurs, les propos du neveu, Papy, auraient été déterminants pour la mise en cause de Jean Norbert Diramba. «C’est tonton Jean qui m’a donné l’argent pour acheter l’essence», aurait lâché Eugène Emilien Koumba Papy, à en croire Africtelegraph.com. Selon nos confrères, «les suspects ont avoué avoir planifié l’attaque du bureau du PDG (…) dans la villa du sieur Diramba». Mieux, croit savoir Pressegabon.com, Jean Norbert Diramba aurait «tout fait pour sortir son neveu de la cellule» sans le consentement du procureur de la République, avant que celui-ci ne soit rattrapé à nouveau par la PJ.