Quelques centaines de personnes de nationalités différentes composent la caravane de la Tropicale Amissa Bongo et se croisent tous les jours. Les rencontres furtives à Ambam (sud Cameroun) vont des hommes à l’ouvrage de l’équipe logistique, au sponsor du maillot bleu à pois, en passant par le coach du vainqueur du jour ou le représentant de l’UCI pour l’antidopage.

Tropicale Amissa Bongo : Rencontre du second type à Ambam. © Gabonreview

 

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INFRASTRUCTURE DE LA TROPICALE : LES HOMMES DE BOUROUBOU

Ils abattent sans aucun doute un travail des plus durs et des plus importants sur la Tropicale Amissa Bongo. Ils sont 34 auxquels on pourrait ajouter les chauffeurs et transporteurs de la sonorisation. Ce qui porterait l’équipe de la logistique à 52 personnes.

Ils procèdent au suivi des prestataires qui conçoivent et construisent les structures et les supports de visibilité et ils sont chargés, sur  le parcours, d’installer ces fabrications, poser les lignes de départ et d’arrivée ainsi que  les panneaux sur tout le parcours et ils installent toute l’infrastructure autour de la ligne et de la zone d’arrivée, sauf la tribune officielle.

Claude Bouroubou, leader de l’équipe logistique sur la Tropicale Amissa Bongo, a été de toutes les éditions depuis le début. Il indique avoir sous sa responsabilité «deux semi-remorques, soit 12 tonnes de matériels, et 4 tonnes à l’arrivée. En général, nous prenons deux heures pour installer tout ce matériel et deux heures pour tout ranger. Ceci prend un peu moins de temps quand il s’agit de faire les transbordements aériens ou ferroviaires.» L’équipe de Claude Bourobou est donc toujours sur le théâtre des opérations avant tout le monde et elle en part aussi la dernière. Elle se lève tôt et travaille tard. Elle mérite le maillot d’or.

COMILOG, LE MAILLOT BLEU À POIS ET LA TROPICALE AMISSA BONGO

Urbain Yenault Longa (Comilog). © Gabonreview

Sur les podiums, le maillot bleu marine à pois blancs est estampillé Comilog (Compagnie minière de l’Ogooué). 11 ans déjà que la filiale gabonaise du français Eramet soutient la Tropicale Amissa Bongo, en sponsorisant ce maillot qui récompense les meilleurs sprinteurs et en distribuant tout au long du périple de la caravane des goodies (tee-shirts, casquettes, parapluies, stylos, etc.).

Urbain Yenault Longa, le chef service communication de la Comilog, a toujours été de la partie. Il explique : «nous sommes une entreprise citoyenne, très engagée dans le domaine social et surtout sportif, dans diverses disciplines. Nous pensons que notre participation à la Tropicale pourrait susciter des vocations dans le cyclisme, notamment dans le Haut-Ogooué où nous sommes implantés.» Entreprise citoyenne et extravertie du fait qu’elle vend son manganèse à l’international, la Comilog estime, selon Urbain Yenault, que la Tropicale Amissa Bongo lui permet «de circuler à travers bien d’autres provinces du Gabon que le Haut-Ogooué et d’aller au contact des populations gabonaises pour nous faire connaître

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EXPRESSO AVEC ANDY FLICKINGER

Andy Flickinger est le directeur sportif de Delko Marseille Provence KTM. Il a été abordé à Ambam après la 2e victoire d’étape de son poulain Brenton Jones.

Belle journée ou journée ordinaire pour vous et Brenton Jones ?

 «Ça a été une journée encore très rapide. C’est parti très vite. On a toujours été représentés dans les échappées, et on a fait un bon travail. Après, dans le final, j’ai dit aux coureurs qu’il fallait rouler à bloc. On a éliminé l’échappée et il fallait arriver pour un sprint. Brenton  a fait un super sprint derrière

Tout ça vous situe à quel niveau dans le classement général ?

 «L’équipe occupe actuellement la 5e place, avec Brenton Jones au classement général, et deux victoires d’étape. C’est très bien pour nous. Pour la suite, encore une victoire et ce serait magnifique.»

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JEAN-CLAUDE DESCHASEAUX

Il est l’agent du contrôle du dopage de l’UCI. Ancien commissaire international depuis 1989,  il a fait la majorité des compétitions internationales (Jeux Olympiques, Championnat du monde et grands tours). Depuis six ans, il travaille à l’UCI et pour la Fondation antidopage du cyclisme (CADF). Venu directement de France, il est donc sur la Tropicale Amissa Bongo pour le contrôle antidopage sur cette manifestation. Il était déjà venu au Gabon en 2012, mais pour une autre action.