Invoquant des arriérés de primes, les cyclistes gabonais n’ont pas pris part au coup d’envoi de la compétition cycliste avec l’étape Moanda-Akiéni, ce 27 février.

Un coureur gabonais pendant la Tropicale 2016. © tropicaleamissabongo.com

 

Gros coup dur pour le cyclisme national avec la non-participation de l’équipe gabonaise à la 12e édition de la Tropicale. En effet, les maillots floqués de vert-jaune-bleu manquaient à l’appel du «Grand départ» de la compétition cycliste, dans le Haut-Ogooué, avec l’étape Moanda-Akiéni, ce 27 février.

Les coéquipiers du capitaine Cédric Tchouta réclament le paiement intégral de l’ensemble des primes qui leur sont dues par la Fédération gabonaise de cyclisme (Fegacy). Des primes consécutives à leur participation à de nombreuses compétitions internationales, depuis au moins deux ans, y compris l’édition 2016 de la Tropicale, elle aussi restée impayée à ce jour.

Une situation commentée par le ministère des Sports. Non informé de cet état de faits par les instances dirigeantes de la Fegacy, la tutelle a déploré tout en le condamnant, «cette attitude intransigeante et jusqu’auboutiste des cyclistes gabonais, préjudiciable pour l’image du cyclisme en particulier et le sport gabonais en général».

Le ministre des Sports qui avait déjà récemment attiré l’attention du président de la Fegacy, sur la gestion chaotique et approximative et de la fédération et de la sélection nationale, «prendra immédiatement les mesures d’urgence qui s’imposent». En effet, l’équipe de cyclisme est sans compétitions depuis plus de neuf mois, et sans entraîneur depuis plus de trois mois.

Par ailleurs, l’on a déjà enregistré la première conséquence de l’absence de l’équipe gabonaise à la Tropicale. Récompensant le «meilleur Gabonais», le «maillot rouge» sera désormais décerné au titre de «combativité». Une «mini-crise», gérée donc de mains de maitre par l’organisation de la Tropicale, qui n’en demandait pas tant.