Le ministère des Sports a durement réagi après la défection des Panthères à la Tropicale : la démission du président de la fédération est incessamment attendue, tandis que les cyclistes «boycotteurs» ont été radiés à vie de la sélection nationale.

Un peloton de la course lors de deuxième étape (Léconi-Franceville), le 27 février 2017. © tropicaleamissabongo.com

 

Comme il fallait s’y attendre, le boycott de la Tropicale par la sélection nationale du Gabon de cyclisme ne restera pas sans suite. La première est celle du président de Fédération gabonaise de cyclisme (Fegacy). Mis sous pression par la tutelle, Maurice-Nazaire Embinga devrait rendre son tablier incessamment. Réélu par ses pairs en janvier dernier, le président de la Fegacy ne peut être «viré» par tutelle, et est donc contraint de démissionner, ont indiqué des sources internes au ministère des Sports.

La seconde victime de cette crise au sommet du cyclisme national est le Directeur technique national (DTN). Nommé en conseil des ministres, Félix Mba ne peut être démis de ses fonctions que par le même conclave ministériel. Parant au plus urgent, le ministère des Sports a donc suspendu le DTN de ses fonctions, en attendant le prochain conseil des ministres. Pointés du doigt par le ministère des Sports, les deux dirigeants payent certainement leur échec dans la gestion du dossier des cyclistes, ayant jeté l’opprobre sur le cyclisme national.

Par ailleurs, au-delà de ces dirigeants, ce coup de balai du ministère des Sports a également touché les éléments à l’origine de ce «nettoyage» : les cyclistes. En effet, ces derniers ont été «radiés à vie» de la sélection nationale, en plus d’être interdits de compétition officielle. Une issue intervenant quatre jours après la sortie de la ministre des Sports sur canal +, le 28 février dernier. «Chacun va assumer cette situation», avait promis Nicole Assélé. La ministre des Sports a donc mis sa menace à exécution.