L’ancien ministre de la Justice, en exil en France, livre, à travers le libre propos ci-après, son point de vue, aussi laconique que tranché, sur l’évolution récente de l’actualité politique du Gabon, marquée notamment par les sorties médiatiques de Casimir Oyé Mba et Guy Nzouba Ndama, appelant à une sorte d’armistice entre Ali Bongo et Jean Ping. 

Le président de l’ONG UNITÉ, Dr Séraphin Moundounga. © D.R.

 

L’être humain est le seul être vivant à qui, le Très Haut a doté, de ce qu’on appelle le libre-arbitre. C’est pourquoi je respecte le choix de l’autre et sa liberté d’accepter ou pas un conseil, un enseignement ou une suggestion.

À ce titre, il est enseigné par le professeur américain, Gene Sharp, dans «De la dictature à la démocratie»: qu’on n’enlève pas une dictature par la force militaire pour ne pas tomber dans une nouvelle et grave Tyrannie ; on ne négocie pas avec un dictateur sauf lorsqu’il est bien encerclé et cerné de toutes parts, au point qu’il sollicite votre pardon en demandant de lui ouvrir un couloir de fuite pacifique, vers un pays qui accepte de l’accueillir. On ne peut mettre fin à un régime tyrannique que par des méthodes de sa désintégration rapide ou progressive, avec la participation déterminée du peuple souverain, collectivement ou individuellement, partout où on peut se trouver.

Telle est mon école de combat. Elle est pour moi une constante qui guide mon action à la tête de l’ONG UNITÉ, avec sérénité et détermination, sans porter de jugement sur les méthodes choisies par d’autres combattants. Restons tous sereins, déterminés et mobilisés. La sortie de la Tyrannie est proche pour l’ensemble du peuple gabonais, grâce à nous-mêmes et avec le concours, progressivement mérité, des amis du Gabon dans le monde, désormais de plus en plus nombreux.

Dr Séraphin Moundounga, président de l’ONG UNITÉ.