Profession de foi de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Candidat aux élections législatives du 06 octobre 2018 dans le 2ème arrondissement de la Commune d’Akanda (Jeanne Marie Ndouna Depenaud, Suppléante).

© D.R.

 

Je suis né il y a 50 ans, à la maternité A de ce qui s’appelait à l’époque l’Hôpital Général, aujourd’hui le Centre Hospitalier Universitaire de Libreville. Mes parents, un Instituteur et une femme au foyer, habitaient à Montagne Sainte. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de 19 ans, avant d’aller à Franceville pour mes études supérieures.

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, candidat aux élections législatives du 6 octobre 2018 dans le 2ème arrondissement de la Commune d’Akanda, ici avec Jeanne Marie Ndouna Depenaud, suppléante. © D.R.

J’ai 5 ans lorsque mon père décède. Pour élever ses enfants, ma mère a décidé de vendre des fruits et légumes au marché Mont-Bouët. Je suis donc fils de commerçante. J’ai moi-même été “petit commerçant”.

Grâce à l’État, j’ai été scolarisé gratuitement. À l’école publique urbaine, au lycée national Léon Mba, à l’USTM, à Nantes puis à Paris en France. Pendant 21 ans, c’est l’argent du contribuable gabonais et les richesses du Gabon qui ont financé mes études. Je dois tout à mon pays. Je dois tout au peuple gabonais.

En 2009, j’ai pensé qu’il était temps de me mettre au service de mon pays, de lui rendre un peu de ce qu’il m’a donné. J’ai considéré que le moment était venu de faire entrer le Gabon dans la modernité, d’en finir avec la mal gouvernance et les élections truquées. J’ai affirmé qu’il était de la responsabilité de ma génération d’empêcher une dévolution monarchique du pouvoir. Aux côtés d’André MBA OBAME, je me suis engagé dans ce combat. Cet engagement m’a coûté mon emploi dans la fonction publique. Il m’a couté mon confort de vie. En même temps, depuis 2009, j’ai donné un sens à ma vie et je vis mes meilleures années en tant qu’adulte. Être au service des autres, être utile à mon pays, c’est le sens de mon engagement politique et citoyen.

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Je suis Jean Gaspard Ntoutoume Ayi. Je suis candidat aux élections législatives dans le 2ème arrondissement de la commune d’Akanda où je réside.           Je suis militant de l’Union Nationale et candidat d’une Coalition de Formations politiques de l’opposition renforcée par des membres de la société civile favorables au changement.

Depuis plus de 50 ans, nous vivons sous un régime d’oppression. Depuis août 2016, nous sommes entrés en résistance. Nous devons amplifier ce mouvement. Nous devons affronter ce pouvoir là où il se croit le plus fort, c’est-à-dire dans les institutions. Voilà pourquoi je veux être député du 2ème arrondissement d’Akanda.

Le Gabon, j’y crois !

À la jeunesse de mon pays qui justifie plus que tout mon engagement. À cette jeunesse qui est empêchée de rêver, à tous ceux dont ce régime dynastique tue l’espérance, je lance un appel : “Levez-vous!” Je leur dis : “Mobilisons-nous!”.

Mobilisons-nous, pour libérer notre pays de la corruption, du sectarisme et de l’arbitraire. Levons-nous, pour reconstruire le Gabon. Levons-nous pour que chaque jeune gabonaise et chaque jeune gabonais puisse de nouveau rêver de son avenir et voir ses rêves se réaliser par la force de son travail !

Le Gabon doit être capable de financer les études et soins de ses enfants. Notre pays doit être en mesure de donner à sa jeunesse ce  qu’il m’a offert. Moi qui ai été élevé par une femme seule, moi qui ai grandi sans père, je sais qu’un État organisé, en ordre de marche, peut permettre à chacun de se réaliser.

Dans cette circonscription du 2ème arrondissement de la commune d’Akanda, nous sommes le Gabon. Nous sommes de toutes les provinces et de tous les départements de notre pays. Nous appartenons à chacune de nos ethnies et avons choisi de vivre ensemble dans l’harmonie et la fraternité.

Peuple gabonais, nous connaissons les armes de notre adversaire. Elles agissent en chacun de nous en se présentant sous diverses apparences : la peur du lendemain ; la peur de l’autre ; le tribalisme ; l’apparence de facilité ; l’illusion du réalisme. Ses promoteurs à cette élection sont connus de tous, et nul besoin de les désigner.

Aujourd’hui, cet ennemi de notre vivre ensemble, j’ai décidé de l’affronter en première ligne, aidé en cela du soutien de toutes et de tous.

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Depuis 2009, notre pays va mal et il est mal géré comme jamais dans son histoire. Sous nos yeux, le Gabon se meurt. Si nous voulons en sortir, nous devons admettre que le libre choix du peuple est la seule voie. Nous devons admettre et nous convaincre que c’est le bulletin de vote, et le bulletin de vote seul, qui nous permettra de développer notre pays, améliorer les conditions de vie de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais, protéger les plus faibles sans jamais léser personne, être une grande Nation dans laquelle vit un peuple libre et heureux.

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Je placerai le mandat qui me serait confié sous le sceau de l’éthique et de la transparence. À ce titre je m’engage principalement à :

  • Rendre public mon patrimoine personnel dès le début de mon mandat de député, ainsi que ma déclaration annuelle de revenus tout au long de celui-ci ;
  • Mettre à la disposition du public chaque projet ou proposition de loi et en discuter avant leur vote lors de séances publiques à ma permanence.

Au niveau national, mes priorités seront :

  • La libération des prisonniers politiques, sans préjudice de l’indépendance de la justice. C’est l’urgence.
  • La mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire sur les finances de l’État, notamment la Dette publique, les exonérations fiscales et les recettes pétrolières.
  • La mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire sur l’offre de santé et le financement de la CNAMGS.
  • L’adoption d’un plan d’urgence pour la réhabilitation du réseau routier national, notamment le tronçon routier Libreville-Bifoun ainsi que les deux ponts sur le Komo, à Kango.
  • L’adoption d’une loi qui consacrera chaque année et à fonds perdus, une part significative des dividendes de l’État, pour la création d’entreprises au Gabon. Un concours de création d’entreprises sera organisé tous les ans et les lauréats se verront offrir un financement pour créer une entreprise. Les projets sélectionnés par un jury indépendant, dont le patronat fera partie, concerneront tous les secteurs de l’économie. Toutefois, la priorité sera accordée aux projets générateurs d’emplois et localisés à l’intérieur du pays. Notamment l’agriculture, l’agroforesterie, la transformation du bois et l’écotourisme.
  • L’obtention d’un financement budgétaire pour la construction d’un monument en hommage aux martyrs de la démocratie.

Au niveau spécifique d’Akanda, mes priorités seront :

  • Les Embouteillages : Obtenir dans l’immédiat l’ouverture permanente de la voie de la Sablière. Obtenir le réaménagement de la voie principale, notamment au niveau des ronds-points de l’aéroport et du “Jardin de Jade”. Envisager une autre voie de sortie d’Akanda.
  • L’École : Faire construire et mettre en service d’au moins 4 écoles publiques à Akanda, dont le 2ème arrondissement ne compte qu’une seule pour plus de 35.000 habitants.
  • L’Eau potable : Mettre un terme à la pénurie d’eau potable à Akanda. Pour cela, l’État, la Société de Patrimoine et la SEEG devront proposer une solution adaptée aux spécificités de la Commune.
  • Les Inondations : Faire inscrire dans le budget 2019 de l’État d’une dotation budgétaire pour la réalisation d’une étude complète proposant une solution qui mettrait un terme définitif aux inondations à Akanda. Inscription dès 2021 des dotations budgétaires pour la réalisation des travaux.

Pour le Gabon. Parce que le Gabon, j’y crois !