Le nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Jeunesse, chargé de la Formation professionnelle, Arnauld Calixte Engandji Alandji, a pris, ce 14 mai 2018, ses fonctions, faisant ainsi ses premiers pas au sein de l’appareil gouvernemental.

Passation de charges entre Arnauld Engandji et Carmen Ndot, ministre sortant, le 14 mai 2018. © Gabonreview

 

Classé, en octobre 2017, à la 18e place continentale du palmarès «Choiseul 100 Africa 2017 : les leaders économiques africains de demain», Arnauld Calixte Engandji Alandji a été nommé dans le tout dernier gouvernement Issoze Ngondet. Avec sa prise de fonction, ce 14 mai, au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Jeunesse, chargé de la Formation professionnelle, l’on est en droit de croire que «ce destin s’accomplit».

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Après avoir redressé la Société nationale des hydrocarbures (SNH), également connue sous le nom de Gabon Oil Company (GOC), en proie auparavant à une errance dans la gouvernance, l’ex-Administrateur-directeur général tient désormais les rênes d’un ministère «à problèmes». Le jeune manager, ingénieur de production pétrolière, ayant passé seize années à Shell Gabon où il a été superviseur des opérations sur plusieurs champs et sur le terminal pétrolier de Gamba, devra user de diplomatie et de tac dans ce département au moment où les grèves sont légions dans les nombreux secteurs d’activités sous sa tutelle.

«Le chef de l’Etat, lors du premier Conseil des ministres, nous a donné des instructions assez précises en disant que nous devons avoir le sens des priorités. Ici, la toute première priorité pour moi sera de regarder immédiatement les conditions dans lesquelles travaillent nos compatriotes, leurs cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le travail régulier,… tout en m’assurant d’emboiter le pas à mon prédécesseur. Parce que le travail qui a été abattu ici, malgré ce que les gens pourraient imaginer de l’extérieur, est assez impressionnant. Ce sera un défi à relever, de pouvoir suivre, dans la continuité, ce qu’elle faisait dans ce département et qui était très bien structuré», a déclaré Arnauld Engandji lors de sa passation de service avec Carmen Ndaot, l’ancienne dépositaire du portefeuille.

Ancien porte-parole de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), puissant syndicat du secteur pétrolier, dont il était également le Secrétaire national à la règlementation et aux négociations, le nouveau ministre sait qu’il est attendu sur le terrain des actes. Son management est particulièrement attendu pour remettre de l’ordre, du moins en ordre de bonne marche, les secteurs de son giron en proie aux soubresauts . «L’autre élément sur lequel nous devons rapidement agir c’est le climat social», a-t-il déclaré, non sans oublier qu’il était, dans le passé, un arpenteur du front social dont l’expérience sera mise à profit : «Pour ceux qui ont suivi l’actualité, vous savez que j’ai été dans le monde syndical. Il est donc évident qu’il est attendu de moi que je connais les réalités des syndicats, que je puisse discuter avec eux et que je puisse leur apporter une vision du fonctionnement avec le ministère du Travail pour permettre à chaque structure syndicale de s’exprimer, de trouver sa place et de pouvoir défendre les droits et les intérêts de leurs adhérents».

Du haut de ses 42 ans, Arnaul Engandji assure que le reste de son framework repose notamment sur la formation professionnelle et la jeunesse ; deux domaines plus ou moins liés. Pour lui, il faudra créer des synergies entre ces secteurs afin d’accélérer la création d’emplois, conformément aux instructions du Plan de relance de l’économie (PRE) qui prescrit un objectif de 10.000 emplois. «Nous allons nous employer à le faire dans l’immédiat», a soutenu le jeune membre du gouvernement.