A compter du 15 mai prochain, une vague de contrôles sera lancée autour de la carte professionnelle de conducteur de taxi, et du certificat d’aptitude professionnel à la conduite des véhicules affectés ou effectuant le transport public de personnes ou de marchandises.

Des policiers, régulant la circulation à Libreville. © AFP

 

Observée les 6 et 7 mars courant, la grève des taximen à Libreville aurait-elle donné l’occasion d’essarter le secteur ? Oui serait-on tenté de dire avec le rappel par le ministère des Transports, ce 7 mars, de dispositions relatives à la conduite des taxis et des véhicules affectés ou effectuant le transport public routier, de personnes ou de marchandises.

En effet, citant son ministère de tutelle, le directeur général des Transports terrestres a rappelé que conformément à deux décrets en rapport avec le Code de la route, «conducteurs et les employeurs assujettis à ces dispositions disposaient d’un délai d’un an pour effectuer des formations professionnelles et passer des tests d’aptitudes».

Tests et formations qui, selon Clémence Loupdy Matiga, permettent d’obtenir la carte professionnelle de conducteur de taxi, le certificat d’aptitude professionnel à la conduite des véhicules affectés ou effectuant le transport public de personnes ou de marchandises. «A compter du 17 mai 2017, les contrôles systématiques de conformité seront effectués sur l’ensemble du territoire», a ainsi prévenu directeur général des Transports terrestres.

Les assujettis à ces contrôles ont donc un peu plus de deux mois pour se conformer aux dispositions des décrets fixant les conditions d’exercice de la profession de conducteur de taxi ; et l’obligation de formation professionnelle des conducteurs de véhicules affectés ou effectuant le transport public de personnes ou de marchandises. A ce qui semble, le rappel de ces dispositions sonne comme une réponse détournée du ministère des Transports à la grève des taximen, ces derniers dénonçant «la montée en puissance du racket» opéré par les forces de l’ordre et de sécurité.

A y regarder de près, le ministère de tutelle entend bien faire le ménage au sein de ce secteur stratégique, en débusquant d’éventuels opérateurs en situation irrégulière. Une initiative qui pourrait cependant se heurter au manque de probité morale de certains contrôleurs, tant décriée par les transporteurs. De ce point de vue, l’opération pourrait bien être un coup d’épée dans l’eau ?