La Confédération générale des petites et moyennes entreprises et industries (CGPMEI) conteste l’arrêté relatif à la conduite, la certification et l’homologation des véhicules poids lourds, remorques, semi-remorques, engins et tous les équipements de levage et de manutention, les engins spéciaux et leurs agrès, signé de la ministre des Transports en février dernier.

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Au cours d’un point presse donné ce 24 avril à Libreville, la CGPMEI est montée au créneau. En plus de la forme jugée inappropriée de l’arrêté portant sur la conduite, la certification et l’homologation des véhicules poids lourds, remorques, semi-remorques, engins et tous les équipements de levage et de manutention, les engins spéciaux et leurs agrès ; les membres de cette confédération ont relevé de nombreuses insuffisances. Ils mettent la fiabilité de ce document qui ne comporte ni armoiries dans l’en-tête, ni d’identifiant administratif du service technique à l’origine du texte.

Le président de cette confédération s’est également insurgé contre l’absence de notification distincte des référentiels dans l’exercice d’homologation. «Les référentiels doivent clairement être définis et leurs emplacements bien connus parmi les structures, les organes et les équipements, et en références aux normes du constructeur et de fonctionnement», a argumenté Emmanuel Marcos Zue Meye Eyene.

De même, il a relevé que la certification qui est du domaine des travaux de contrôles basics, est une pratique qui doit associer l’expertise aux normes de construction et de fonctionnement universelles ou prescrites par le fabriquant, pour un usage sécurisé de l’outil. Il en est de même de la conduite automobile, qu’il a dit être un concentré de corps de métiers.

Il a estimé pour cela que ces trois disciplines, très complexes, ne sauraient se confondre dans un même contenu comme cela est élaboré dans l’arrêté. Une différence très marquée doit pouvoir s’établir, selon lui, dans l’élaboration de tels textes règlementaires.

Dans sa dernière analyse, Zué Meye Eyene a estimé que «ce texte est sensé définir les conditions pratiques des activités liées à la conduite poids lourds, l’homologation et la certification. Nous constatons qu’il consacre 7 articles pour l’obtention du permis de la catégorie G et seulement un article pour l’homologation, l’autre pour la certification et rien sur les permis de la catégorie C, E et D. Cette incongruité prouve la limite de compétence du bénéficiaire des faveurs et la volonté affichée des concepteurs de ce document annexé par principe de cupidité des activités qui n’entrent pas dans le champs de compétence du bénéficiaire des faveurs», a-t-il argumenté.

Auteur : Alain Mouanda