Des mois voire des années sans avoir fait parler d’elle, l’Autorité de régulation des transports ferroviaires (ARTF) sort de sa léthargie et annonce une campagne d’immatriculation des véhicules ferroviaires exploités sur le territoire national.

L’ARTF veut jouer son rôle de «gendarme du chemin de fer» au Gabon. © annesoetpaulaugabon.over-blog.com

 

La nouvelle équipe dirigeante de l’ARTF conduite par Justin Bingangoye compte sortir la structure de sa longue léthargie, tout en ramenant de l’ordre dans le secteur. Elle annonce, pour ce faire, le lancement d’une «campagne d’immatriculation des véhicules ferroviaires exploités en République gabonaise».

«Le rôle qui nous est assigné est celui de gendarme du chemin de fer. Ce qui fait que nous ayons plusieurs domaines dans lesquels nous intervenons, dans le cadre de la sécurité du transport ferroviaire. Nous avons, par exemple en premier lieu, la sécurité du matériel roulant, pour lequel nous assurerons une campagne de délivrance d’agréments avec l’aide d’un cabinet d’expertise de la place qui nous permettra de déterminer le niveau de la qualité technique de tous ceux qui circulent sur notre chemin de fer. En second lieu, nous aurons à déterminer le niveau de compétence de toutes les structures intervenant sur le chemin de fer, notamment les ingénieurs, les différentes sociétés de prestation et les techniciens du secteur», a indiqué le patron de l’ARTF.

La campagne de l’ARTF vise les véhicules à moteur (locomotives, automotrices, engins spéciaux) et les véhicules tractés (wagons, voitures). Au terme de celle-ci, la structure autonome placée sous la tutelle du ministère des Transports entend également délivrer un certificat de sécurité à chaque intervenant du secteur, selon sa compétence. Un document jugé «très important» par Justin Bingangoye, qui déterminerait «la responsabilité civile» des opérateurs.