Ayant obtenu gain de cause à l’issue des négociations avec le gouvernement et leur direction générale, les agents du Conseil gabonais des chargeurs (CGC) ont levé leur mouvement de grève, le 6 mars à Libreville.

Moment de la réunion, le 6 mars 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Après plusieurs jours de grève, les agents du Conseil gabonais des chargeurs (CGC) ont décidé de mettre un terme à leur mouvement entamé il y a plusieurs semaines. Une décision prise à l’issue de la réunion de négociations présidée par la ministre des Transports et de la Logistique, le 6 mars à Libreville.

«Depuis une semaine, j’ai commencé les rencontres. D’abord avec la direction générale du CGC, et ensuite avec les représentants des syndicats», a rappelé Estelle Ondo, la ministre des Transports et de la Logistique. «Il était donc question aujourd’hui de faire une synthèse pour trouver des solutions», a ajouté le membre du gouvernement. Parmi ces solutions figure la mise en place d’un comité ad hoc tripartite.

«Nous avons mis en place un comité ad hoc où il y aura non seulement les représentations des travailleurs, mais aussi le ministère des Transports et la direction générale du CGC ; pour pouvoir trouver des pistes de solutions. Nous allons donc engager ces travaux avec beaucoup de sérénité», a confié la ministre.

Autre motif de satisfaction des deux syndicats du CGC : le paiement des salaires. Celui-ci se fera selon un échéancier établi de commun accord entre les syndicats et la direction générale. Ainsi, la direction générale a pris l’engagement de payer les salaires de janvier 2018 au plus tard le 31 mars 2018. Et ceux de février 2018, au plus tard le 10 avril 2018. «Nous connaissons des tensions de trésorerie», a rappelé le directeur général adjoint 1 du CGC. «Et conscient de cela, madame la ministre nous a réuni pour chercher des solutions pérennes qui permettront de payer les salaires à la date échue», a affirmé Maurice Gnimbi.

Autant d’avancées ayant donc motivé les agents à lever la grève. «C’est difficile pour les travailleurs. Tout Gabonais veut avoir son salaire à l’instant T pour subvenir à ses besoins. Dans le cas présent, nous souhaitions trouver des solutions ponctuelles et pérennes», a souligné le président du Syndicat des travailleurs du CGC (Synatra-CGC). «D’où notre décision de mettre un peu d’eau dans notre vin. Nous acceptons de rentrer dans le processus et accordons le bénéfice du doute au ministre», a conclu Gaston Robert Indassi Nyambo.