Les conducteurs de véhicules à usage de transport des personnes et des marchandises pourraient bientôt se voir exiger une carte professionnelle, conformément aux dispositions du décret 126 de février 2004 et celles de l’arrêté n° 97 du 24 février 2017, instituant une formation préalable pour chaque professionnel du secteur.

Le gouvernement envisage de mettre de l’ordre dans le secteur des transports terrestres. © Gabonreview

L’objectif est d’arriver à une meilleure réglementation ainsi qu’à une meilleure organisation du secteur, perçu par beaucoup, depuis plusieurs années, comme une sorte de «jungle» dans laquelle chacun dicte sa volonté. Entre travail au noir, activité dissimulée, mauvaise qualité de service et absence d’informations sur les principaux acteurs du secteur des transports terrestres, le gouvernement envisage de mettre de l’ordre. Dans les mois qui viennent, les conducteurs de véhicules à usage de transport des personnes et des marchandises pourraient se voir exiger une carte professionnelle. A la direction générale des Transports terrestres (DGTT), on travaille d’arrache-pied pour que ce projet aboutisse au plus vite. C’est dans ce cadre qu’une série de formations a été récemment organisée à l’endroit des conducteurs de véhicules exerçant dans le domaine public, conformément aux dispositions du décret 126 de février 2004 et celles de l’arrêté n° 97 du 24 février 2017, instituant une formation préalable pour chaque professionnel du secteur.

Clémence Loupdy Matiga, directrice générale des Transports terrestres. © Capture d’écran/Gabonreview

«Ce que nous recherchons à travers ces différentes formations, c’est de faire en sorte que, aujourd’hui, au niveau du Gabon, qu’on présente les transporteurs comme des professionnels au même titre que d’autres. Ces formations donnent donc droit à un certificat, et par la suite à une carte professionnelle de transport terrestre», a expliqué Clémence Loupdy Matiga, directrice générale des Transports terrestres.

A la DGTT, l’on espère qu’à travers ces formations axées aussi bien sur la connaissance du code de la route, la connaissance du véhicule utilisé que sur les mesures de sécurité à adopter sur la route, y compris en cas d’accident, les routes seront moins dangereuses pour les usagers. De plus, les cartes professionnelles qui permettront d’identifier chaque conducteur de véhicule, «donneront un plus» à leur détenteur, d’autant que celles-ci seront validées par le ministère des Transports, a promis Clémence Loupdy Matiga. La directrice générale perçoit cette ambition gouvernementale comme «une évolution positive» dans le secteur. Après la formation des conducteurs des transports publics (Sogatra, agences, ministères), celle des conducteurs de taxis privés devraient être organisée dans les semaines qui viennent.