La Nouvelle société de navigation et de tourisme (NSNT) a décidé de se jeter dans les eaux nationales, pour participer au renforcement de la connectivité maritime du pays et à son développement économique.

Le navire «Akewa jet» de la Nouvelle société de navigation et de tourisme. © Gabonreview

 

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Longtemps contrôlé par des privés étrangers, à l’exception de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII), le transport maritime gabonais s’ouvre progressivement aux privés nationaux qui entendent booster ce secteur de l’économie. C’est le cas des sociétés Logima et la Nouvelle société de navigation et de tourisme (NSNT).

Pour le démarrage de ses activités, la NSNT se concentre sur la ligne Libreville-Port-Gentil, en attendant la desserte du sud du pays (Gamba, Mayumba). Elle s’est dotée d’un navire de transport de voyageurs d’une capacité de 300 places, baptisé «Akewa jet». La société envisage également d’acquérir un Landing craft tank (LCT), pour le fret de marchandises.

«C’est un challenge qui a été difficile au démarrage. Le seul partenaire sur qui on comptait pour nous accompagner était Orabank. Il nous a tourné le dos au moment où on avait vraiment besoin de lui», a indiqué le responsable de la compagnie, Guy Noël Ngoma.

Si ces nouveaux opérateurs gabonais disent percevoir une lueur d’espoir dans l’essor de ce secteur et sa prise en mains par des nationaux, la vétusté et l’étroitesse des infrastructures du Port-môle de Libreville handicapent la fluidité et la qualité des prestations des compagnies accostant sur ce site.

«Le petit quai du Port-môle est devenu un véritable handicap vu qu’il n’existe que deux places disponibles, quand on n’a pas un bateau de marchandises venant du Cameroun. Aujourd’hui, il est impossible de concevoir une gare maritime au Port-môle de Libreville, ce n’est pas possible. Les gens sont installés anarchiquement, les infrastructures sont vétustes», a déploré le promoteur de la NSNT. Ce dernier sollicite des autorités la possibilité d’une ouverture partielle de l’édifice de la baie des rois, où un quai serait disponible.

«Sur le site de la baie des rois, il y a un quai qui est déjà prêt, il suffit de construire un hangar, qui deviendra une gare maritime, et trouver un moyen de locomotion pour ne pas faire marcher les passagers. Cela améliorera les choses, si ce site peut s’ouvrir, ne serait-ce qu’en entendant que les constructions se fassent», a-t-il plaidé.