La présidente du Sénat, Lucie Milebou-Mboussou, informe ce mercredi 21 novembre qu’elle a récemment été interpelée par l’ambassadeur des Etats-Unis au Gabon sur la répression du trafic des personnes. Le pays est parmi les mauvais élèves du continent.

Lucie Milebou-Mboussou, en compagnie de Joel Danies, brandissant le rapport du 9 juin 2018 sur le trafic des personnes. © D.R.

 

Dans la lutte et la répression du trafic des personnes, le classement détenu par les autorités de Washington positionne le Gabon parmi les mauvais élèves. Le pays est invité, notamment par les Etats-Unis à faire des efforts pour s’améliorer.

«La note du Gabon se positionne au niveau 3, qui est le plus bas selon les critères du gouvernement américain», rapporte ce mercredi 21 novembre Lucie Milebou-Mboussou sur sa page Facebook, disant avoir été «contactée de toute urgence» sur la question par Joel Danies, l’ambassadeur des Etats-Unis au Gabon. Le diplomate n’a pas hésité à brandir le rapport du 9 juin 2018 sur le trafic des personnes, pour justifier ses inquiétudes.

Réponse de la présidente du Sénat : une séance de travail a été organisée le 21 novembre au palais Omar Bongo Ondimba, à laquelle ont été conviés le ministre des Relations avec le Parlement, son collègue de la Justice et la ministre déléguée aux Affaire étrangères. Il s’est agi, précise Lucie Milebou-Mboussou, de «faire le point sur les avancées concernant le plan d’action 2018-2019 sur la traite des personnes» au Gabon. Mais d’emblée, elle a reconnu que «des efforts restent à faire pour éradiquer ce fléau».

«S’il est vrai que le Gabon accuse un retard dans sa mise en œuvre, les membres du gouvernement nous ont assurés que des efforts concrets sont déployés par le Gabon. En effet, les responsables de ces trafics qui ont été arrêtés seront présentés devant la cour criminelle, pour ceux dont l’instruction est arrivée à terme, à partir du 10 décembre prochain», rapporte la présidente du Sénat.

Lucie Milebou-Mboussou s’est également engagée, au nom de ses collègues, «à procéder à la révision du Code pénal dans le but de renforcer les sanctions prises à l’encontre des organisations et des individus impliqués dans la traite des personnes en République gabonaise». Ça s’impose !