Les contenus des échanges du chef de la Coalition pour la nouvelle République avec les personnalités des Etats visités, dans le cadre de sa tournée internationale, semblent offrir des perspectives heureuses pour que s’ouvre une médiation destinée à la passation pacifique du pouvoir.

Jean Ping a débuté sa tournée par Paris, ce 9 juillet 2017. © D.R.

 

Après l’annonce d’une rencontre qu’il aurait eu au sein de la cellule Afrique de l’Elysée, Jean Ping, l’opposant au régime Bongo, a eu un entretien avec Olivier Faure, le président du groupe parlementaire de la Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale française. Une première journée de contact dont rien n’a filtré, mais qui n’a pas laissé indifférent plus d’un. Ses proches et membres de sa cellule communication censés être au fait de ces échanges ont tout simplement laissé entendre que «ça sent très bon». Une note d’optimisme qui revigore les soutiens du chef de file de la coalition de l’opposition gabonaise.

«La politique africaine de l’Elysée se fait au sein de la cellule africaine de l’Elysée. Ce qui est sûr, c’est que le conseiller a fait le compte-rendu à Emmanuel Macron. Et encore, avant d’entreprendre ce genre de démarches, il reçoit de lui des instructions», a confié Joseph John-Nambo, le directeur de cabinet du président Ping.

Un brin railleur, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi qui se défend de commenter des cancans, a suggéré au clan Bongo «de rencontrer même un cuisinier à l’Elysée», convaincu qu’aucun d’entre eux ne le pourrait. «Même arriver à l’Aéroport dans la perspectives de rencontrer quelqu’un de l’Elysée, ils ne le peuvent pas», a-t-il ironisé.

Après Paris, Jean Ping s’est rendu à Genève, en Suisse, où il a été au club suisse de la presse, et sera pour la prochaine étape à Bruxelles en Belgique. Il a débuté sa tournée par un accueil triomphal des «résistants» à Paris.

Auteur : Alain Mouanda