La compagnie pétrolière a réalisé un profit net quintuplé au 1er trimestre 2018, par rapport à 2017. Soit 23 millions de dollars, suite au programme de réduction des coûts mis en œuvre par Total Gabon.

Le siège de Total Gabon à Libreville. © Gabonreview

 

Total Gabon a dévoilé, le 14 mai, ses comptes pour le premier trimestre 2018. Ceux-ci sont caractérisés par une stabilité du chiffre d’affaires et une forte amélioration de la profitabilité, dans un contexte de revalorisation sensible des prix de vente. En effet, le résultat net de la filiale locale du géant pétrolier s’est établi à 23 millions de dollars, en forte amélioration par rapport au premier trimestre 2017, où il s’est établi à seulement cinq millions de dollars. Une hausse consécutive au programme de réduction des coûts mis en œuvre par la société. Et, aux moindres amortissements et à la réduction des charges financières du fait du désendettement de Total Gabon.

Une augmentation également constatée au niveau du chiffre d’affaires. Stable par rapport à l’année dernière à la même période, le chiffre d’affaires au premier trimestre 2018 s’est établi à 208 millions de dollars. Les comptes de Total Gabon font également ressortir des investissements pétroliers s’élevant à 30 millions de dollars, en hausse de 76% par rapport au premier trimestre 2017. «Ils comprennent le démarrage d’une campagne de forage à terre, des travaux d’intégrité/pérennité sur les installations en mer (Anguille, Torpille et Grondin) et à terre (terminal du Cap Lopez) ainsi que des études de géosciences et de développement», a souligné la compagnie pétrolière.

En termes de production, la part de pétrole brut (opérée et non opérée) liée aux participations de Total Gabon s’est élevée à 35 700 barils par jour au premier trimestre 2018. Soit  une baisse de 22% par rapport au premier trimestre 2017. Selon Total Gabon, cette situation s’explique principalement par «la cession à Perenco d’actifs matures le 31 octobre 2017, des problèmes de compression sur les champs d’Anguille et de Torpille, le déclin naturel des champs». Par ailleurs, a souligné la société, ce recul de production a partiellement été compensée par «l’apport de l’acquisition d’une participation additionnelle de 50% dans le permis de Baudroie-Mérou en juin 2017».