Après la cession de cinq de ses champs à Perenco, Total Gabon a expliqué qu’il s’agissait, non d’un départ du Gabon mais plutôt d’une façon de se recentrer sur ses activités stratégiques, en vue de mieux faire face à la crise actuelle.

Henri-Max Ndong Zué, directeur général de Total Gabon. © Total Gabon

 

Non, la filiale gabonaise du Groupe Total n’est pas en train de quitter le Gabon. C’est du moins ce qu’a réaffirmé jeudi 9 mars, Henri-Max Ndong Zué, son directeur général, dans une interview au quotidien L’Union. Cette précision intervient plus d’une semaine après l’annonce, le 27 février, de la cession à l’opérateur Perenco de «l’ensemble de ses intérêts dans les champs à terre de Coucal, Avocette et Atora, ainsi que dans le réseau de pipelines qui relient Rabi et Coucal au terminal du Cap Lopez, et une partie de sa participation dans le champ en mer d’Hylia». Cette cession, a expliqué le DG de Total Gabon, entre dans le cadre du lancement de l’«opération de recentrage sur (les) actifs stratégiques en mer» de la compagnie pétrolière.

«Désormais, Total Gabon va pouvoir se consacrer à son cœur d’activités pour lequel nous voyons différentes opportunités de développement», a expliqué Henri-Max Ndong Zué, selon qui, l’autre objectif de cette cession des champs à Perenco est de permettre à la société d’être «résistante et (qu’elle) puisse poursuivre son développement, quel que soit le niveau des prix du pétrole». «Pour nous autres collaborateurs de Total Gabon, a ajouté le directeur général, nous devons saisir l’opportunité de cette opération de recentrage de nos activités pour être plus efficaces, et ainsi assurer le futur de notre société.»

Sur certains champs, notamment Atora, Coucal et Avocette, les «performances étaient insuffisantes, malgré les investissements réalisés ces dernières années» par Total Gabon. Derrière la cession de ses cinq champs à Perenco, l’opérateur, classé deuxième producteur au Gabon, avec une part de production d’environ 45 000 barils par jours, ambitionne de se hisser au premier rang dans le pays. La finalité de l’opération de recentrage lancée est donc d’«alléger la structure de l’entreprise, afin de lui donner la chance de pouvoir se développer et croître de nouveau».