Lancée le 9 juillet, la grève de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) au sein de Total Gabon a été suspendue le 20 juillet. Le syndicat reste cependant mobilisé pour une éventuelle reprise de son mouvement d’humeur.

Le siège de l’Onep à Port-Gentil. © Gabonreview

 

L’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a suspendu, le 20 juillet, la grève de 15 jours au sein de Total Gabon. Lancée le 9 juillet, le débrayage aura duré 11 jours. «Nous repartons occuper nos postes de travail pour attendre la position de Total Gabon sur nos revendications», a annoncé le secrétaire général par intérim de l’Onep. «La suspension maintient la pression de tous les côtés», a déclaré Sylvain Mayabi Binet, relayé par Jeune Afrique.

Les revendications de l’Onep portent notamment sur l’évolution des carrières, la classification professionnelle, le 13e mois, les primes de responsabilité et de panier, le nouveau système de rémunération, divers bonus. En attendant la position de la direction générale sur ces points, le travail a effectivement repris le 20 juillet, sur les sites de Cap Lopez, Anguille, PG2 et Torpille.

Le secrétaire général de l’Onep a cependant demandé aux adhérents d’être sur le qui-vive. «Restons  mobilisés car les jours qui viennent pourraient donner lieu à une reprise du mouvement, si l’employeur ne fait rien pour apporter des réponses concrètes à nos revendications», a prévenu Mayabi Binet.

Toutefois, la bataille judiciaire entre la direction générale et le syndicat est toujours de mise. L’Onep a assigné en justice l’opérateur pétrolier, le 17 juillet, au tribunal de première instance de Port-Gentil, pour «entrave au droit de grève». Cette plainte vise également les sociétés EMTP, Spie Oil & Gas Service et Dietsmann. La compagnie pétrolière a notamment remplacé ses employés grévistes par des travailleurs des sociétés extérieures.