Face à l’incapacité du directoire de Total Gabon d’apporter «des solutions sereines et idoines» à leurs préoccupations, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a lancé le 9 juillet, une grève de 15 jours.

Le piquet de grève des salariés de Total Gabon, à Port-Gentil. © Facebook

 

L’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a déclenché, le 9 juillet, une grève au sein de Total Gabon. Le débrayage de 15 jours, déclenché sur l’ensemble des installations de Total Gabon dans le pays fait suite à l’échec des négociations sur les revendications des salariés.

«Le bureau national vous informe, par la présente, du déclenchement d’une grève qui durera quinze jours et qui couvrira l’ensemble des installations où opèrent les employés de Total Gabon société du groupe Total (Libreville, Port-Gentil, sites Anguille, Torpille, Ile Mandji et Cap Lopez) dès ce lundi 9 juillet à partir de 5 heures précises», a informé l’Onep.

Mi-juin dernier, le secrétaire générale par intérim de l’Onep, Sylvain Mayibi Binet, relevait déjà que les divergences observées dans l’examen de tous les points inscrits dans le cahier des charges avaient conduit l’Onep «à conclure à un manque de volonté de la part de la direction générale pour trouver un consensus». Par ailleurs, les Assemblées générales tenues sur les sites Cap Lopez, PG2, Anguille Marine, Torpille Marine et à la base de Port-Gentil avaient décidé d’aller vers la paralysie de l’activité afin de contraindre la direction à revoir son attitude.

Malgré la récente communication de Total Gabon et ses propositions, les choses sont, a priori restées, au point mort. Selon l’Onep, désignée pour conduire les négociations, des discussions ont eu lieu fin juin autour de certains points de désaccords, concernant l’évolution de carrière des salariés, l’instauration d’un treizième mois de salaire et de divers bonus en cas de cession d’actifs de la filiale du groupe Total.

«Notre disponibilité reste entière pour toute éventuelle proposition de solution pour une sortie de crise», ont assuré les syndicalistes, disposés à négocier les conditions d’un service minimum, conformément à la loi applicable dans le secteur pétrolier. Ce service ne concerne pas la production, mais la survie des employés et le maintien des équipements dans un état de marche pour éviter la coagulation du pétrole brut dans les pipelines.

Le groupe pétrolier français, qui avait annoncé en 2017 une réduction de ses activités au Gabon, avec la cession d’activités pour quelque 350 millions de dollars à la société franco-britannique Perenco, emploie environ 300 personnes au Gabon, dont 60 expatriés.