Ayant récemment démissionné d’Union & Solidarité (US), Thomas Ibinga Mbougou, 1er vice-président dudit parti politique, est convaincu que Jean de Dieu Moukagni-Iwangou échouera dans la mission qu’il s’est assignée en intégrant le gouvernement en mai dernier.

Thomas Ibinga Mbougou, en septembre 2015, à Libreville. © Gabonreview

 

Les explications de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou pour justifier son entrée au gouvernement en mai dernier ont encore du mal à convaincre certains de ses compagnons de l’US, y compris les plus proches. Thomas Ibinga Mbougou, deuxième personnalité du parti, en fait partie. Il lui a exprimé samedi 9 juin tout son ressentiment, avant d’annoncer sa démission et son ralliement à Pour le changement (PLC), le parti créé par d’anciens cadres et militants de l’US.

Dans sa lettre adressée à Jean de Dieu Moukagni-Iwangou et au secrétaire général de l’US, qu’il a tenu à rendre public, le démissionnaire n’a pas caché sa conviction de ce que son ancien compagnon échouera dans la mission qu’il s’est assignée en acceptant le poste de ministre d’Etat à l’Enseignement supérieur. D’autant que pour lui, en intégrant le gouvernement, le président exécutif de l’US a accepté de travailler pour le compte du Parti démocratique gabonais (PDG).

Or, «avec le PDG, rien de bon n’arrivera à notre pays», a estimé l’ex-1er vice-président, selon qui, «avec un gouvernement qui a échoué deux fois, ce n’est pas à un examen de rattrapage, à la troisième session, qu’il sera brillant». A l’endroit de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, le nouveau militant de PLC a lancé : «La troisième session n’existant pas à l’Enseignement supérieur, sans concourir vous avez déjà échoué

Si Thomas Ibinga Mbougou n’a pas été convaincu par les explications du chef de file de son ancien parti, basées principalement sur le fait que la dissolution de l’Assemblée nationale a dissout de facto la majorité et l’opposition, c’est parce que pour lui, «le détenteur de la majorité aujourd’hui, c’est Jean Ping» que Moukagni-Iwangou et lui-même ont soutenu à la présidentielle d’août 2016 et plusieurs mois après.

«Ne confondons pas majorité et détenteurs du pouvoir absolu par la force des armes de la République. La dissolution de l’Assemblée nationale ne modifie en rien la situation politique de notre pays», a-t-il mis en garde.