Libreville abrite du 12 au 13 septembre, l’atelier national sur l’initiative de développement durable du palmier à huile au Gabon. Le but est de renforcer la compréhension et l’engagement des parties prenantes du secteur et créer un large consensus sur les lignes directrices devant régir la production responsable et durable de l’huile de palme au Gabon.

Photo de famille à l’ouverture des travaux de l’atelier national sur l’initiative de développement durable du palmier à huile au Gabon. © Gabonreview

 

© Gabonreview

Le ministre en charge de l’Agriculture, Yves Fernand Manfoumbi a ouvert le 12 septembre à Libreville, les travaux du premier atelier national sur l’initiative de développement durable du palmier à huile au Gabon. Cette rencontre organisée avec l’appui technique du WWF, intervient en prélude à l’atelier régional de la plateforme mondiale visant la production durable d’huile de palme (TFA) 2020.

Facilitée par Proforest avec le soutien du secrétariat de la TFA2020 et sous la supervision d’un comité de pilotage constitué des partenaires de la TFA 2020, cette initiative devra permettre de soutenir l’élaboration et la mise en œuvre d’un ensemble de principes nationaux et régionaux qui régiront le développement d’un secteur palmier à huile responsable. Ceux-ci devront tenir compte des plans de développement ambitieux des pays d’Afrique, tout en répondant aux objectifs environnementaux de réduction de la déforestation, d’aménagement du territoire et de réduction des gaz à effet de serre, ainsi que des indicateurs sociaux sur des problématiques telles que le foncier et les droits des populations locales

«L’initiative pour le développement durable de l’huile de palme en Afrique, à laquelle le Gabon a formellement adhéré en novembre 2016, constitue pour nous un outil important de soutien à la mise en œuvre du plan opérationnel Gabon vert, composante essentielle du PSGE, et des engagements vis-à-vis des diverses conventions internationales dont notre pays est signataire», a souligné Yves Fernand Manfoumbi.

Ainsi, pendant près de 48 heures d’échanges et de réflexion, les acteurs de l’administration, du secteur privé et les membres de la société civile favoriseront la mise en place d’un consensus sur la définition des lignes directrices devant régir la production responsable et durable de l’huile de palme au Gabon. «Ces échanges fructueux seront reversés au processus du plan national d’affectation des terres», a indiqué la directrice générale de WWF-Gabon Marthe Mapangou.

Dans son challenge de positionner le Gabon comme deuxième producteur d’huile de palme en Afrique, le gouvernement prévoit d’emblaver au minimum une superficie de 120 000 ha, pour une production de 489 600 tonnes d’huile de palme pour un taux de rendement moyen de 4 t/ha et des revenus attendus de près de 170 milliards de francs CFA et 13 000 emplois.