Pour ne pas faire pâle figure lors de l’assemblée générale élective de la Fédération gabonaise de tennis de table, le 16 août prochain, les deux candidats déclarés s’écharpent par médias interposés.

Les deux candidats déclarés à l’élection de président de la FGTT à couteaux tirés. © D.R.

 

A quelques jours de l’Assemblée générale élective, prévue pour le 16 août prochain, les deux candidats déclarés jusqu’à présent, Mme Bernadette Nguéma, la présidente sortante et Pépin Mouloungui, son vice-président, sont actuellement à couteaux tirés.

La sortante, qui a un bilan à défendre, est soupçonnée de «gestion familiale» de la fédération à sa charge par le nouveau postulant. Ce dernier lui reprocherait également de s’être accaparée l’ensemble des postes du bureau sortant, de même qu’une incapacité à favoriser la création d’une quatrième ligue, voire d’une cinquième que lui, promet d’établir s’il venait à être élu. C’est donc en homme providentiel qu’il dit se présenter, et suggère par conséquent que son adversaire s’abstienne de le faire, au regard des griefs qu’il a relevé.

Comme dans un jeu de ping-pong, le chargé de la communication du bureau sortant, a vivement réagi à ces propos qui semblent à son avis dénaturés. Après avoir publié l’organigramme du bureau sortant pour répondre d’une «prétendue» gestion familiale et d’une concentration des rôles dont est accusée la présidente sortante, il a estimé que «nous voyons déjà bien que ces postes sont tous occupés par des personnes qui d’une part ne portent pas le nom Nguéma, et d’autre part ne sont pas complétées par le nom de Mme Bernadette Nguéma. Pour ce sujet, nous ne trouvons rien à dire, sauf de demander à Pépin Mouloungui de prouver l’existence d’une quelconque gestion familiale de FGTT».

Le chargé de la communication a notamment relevé que ce dernier, après avoir régné au poste de président de la ligue de l’Ogooué-Maritime pendant quinze années, n’a pas fait mieux que chapeauté un seul et unique club de Tennis de table. Mais en plus, la salle servant pour les entrainements était prêtée par Total Gabon, entreprise dans laquelle il est salarié. Il se serait empressé d’interdire l’accès à cette salle aux pongistes qui ne soutenaient pas son action managériale, juste après son départ de la tête de la fédération en 2016. «Vous estimez être l’homme providentiel avec de tels agissements?», ironise-t-il.

Dans le même esprit, il est soupçonné de détournements d’équipements, d’actes de corruption, de détournement des titres de transports et de per diem d’athlètes, de création de ligue factice et de détournements de budgets affectés à celles-ci.

Auteur : Alain Mouanda