Durant les dix prochaines années, grâce à cette licence, les deux opérateurs de téléphonie mobile pourront offrir à leurs abonnés respectifs le meilleur des technologies à mesure de leur arrivée sur le marché.

Scène de la cérémonie de signature des cahiers des charges, le 22 juin 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Abderrahim Koumaa (en haut), Alain Kahasha et Lin Mombo, le 22 juin 2017. © Gabonreview

Les maisons de téléphonie mobile, Airtel Gabon et Gabon Telecom, ont officiellement acquis, jeudi 22 juin, leur licence à technologie neutre de la part de l’Agence de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep), en plus du renouvellement de leur licence 2G. Celle-ci leur permettra, les prochaines dix années, d’offrir à leurs abonnés respectifs le meilleur des technologies à venir, à mesure que la migration se fera et que les nouvelles offres de service arriveront sur le marché. Pour Lin Mombo, le président de l’Arcep, il s’agit d’abord d’une avancée d’un point de vue administratif, d’autant que, durant les dix prochaines années, les opérateurs n’auront plus à faire la demande de licence pour les futures migrations technologique. «Les migrations pourront se faire librement», a-t-il annoncé, tout en ayant bon espoir qu’au cours des prochaines années, le secteur connaîtra de franches évolutions. D’ailleurs, «la Corée du Sud expérimente actuellement la 5G dans une de ses villes», a fait savoir Lin Mombo, qui ne doute pas que les deux opérateurs se doteront de cette nouvelle technologie aussitôt qu’elle sera accessible ailleurs qu’en Corée du Sud.

Pourtant, l’acquisition de cette nouvelle licence ne s’est pas faite sans peine. «Ça a été des négociations difficiles. On a dû prendre, au niveau du conseil de régulation, une prorogation de licence (2G), parce que nous ne sommes pas parvenus à un consensus». Finalement, près de quatre mois après, les discussions ont abouti à la signature des cahiers des charges avec Abderrahim Koumaa et Alain Kahasha, les patrons de Gabon Telecom et Airtel Gabon. Selon des indiscrétions, le renouvellement de la licence 2G et l’attribution de la licence à technologie neutre aurait coûté 9 milliards de francs CFA à chacun des deux opérateurs. Le président de l’Arcep n’a pas nié que depuis l’attribution, en 2007, de la licence 2G (11 milliards de francs), les coûts ont été revus à la baisse.

Pour Abderrahim Koumaa, DG de Gabon Telecom, l’acquisition de cette nouvelle licence prouve la volonté du régulateur de suivre et de répondre à «la complexité du secteur». «Cette licence à technologie neutre permettra de libérer l’innovation technologique, et donnera la possibilité aux opérateurs de s’adapter aux nouvelles technologies dès qu’elles sont disponibles au niveau mondial et d’en avoir la primeur, comme nous l’avons eue avec la 4G sur le continent, particulièrement dans la sous-région». Pour sa part, le DG d’Airtel Gabon a renchéri en présentant cette nouvelle licence comme le signe que «le Gabon est définitivement de loin en avance au niveau de la sous-région».