Gain de rapidité dû aux transmissions de données à des débits très élevés, entre autres. La 4G apporte son lot d’avantages, mais n’en demeure pas moins encore onéreuse pour le Gabonais moyen.

© cnet.com

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Grandes furent la surprise et la joie des clients de l’opérateur Libertis de constater une amélioration du débit Internet. Un constat confirmé par l’opérateur qui a annoncé, le 10 octobre dernier, le lancement de la téléphonie mobile de 4e génération (4G). En témoigne l’apparition, pour ceux qui ont des smartphones, de l’icône «H» ou «H+», parfois «3G» ou «4G» – c’est selon l’appareil – en lieu et place de l’habituel «E».

Surfer sur son téléphone ou sa tablette devient un réel plaisir. Il n’est plus question de patienter d’interminables minutes pour pouvoir consulter ses mails, se connecter à son compte Facebook, ou accéder à n’importe quel site. Il est même désormais possible de visionner des vidéos sur Youtube depuis son téléphone. Et même de télécharger des fichiers assez imposants. Si l’«upgrade» a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme, la 4G n’est malheureusement pas accessible à tous. D’abord parce que seules quelques zones de Libreville bénéficient pour l’instant de sa couverture réseau, n’en déplaise à certains agents de Gabon Télécom qui soutiennent que toute la commune de Libreville est couverte, ainsi qu’Owendo, Akanda, Franceville, Port-Gentil et Moanda. Ensuite parce qu’il faut nécessairement posséder un smartphone pour accéder à la 4G. «Pour profiter de l’internet très haut débit mobile, il faut un téléphone compatible 3G et 4G», annonce d’ailleurs l’opérateur. Goûter aux joies de la 4G nécessite donc un «petit» investissement car, au-delà du téléphone, il faudra souscrire aux différents forfaits proposés par la maison de téléphonie. Et c’est là où le bât blesse : pour 2000 francs, le client bénéficie de 100 Mo, valables 3 jours, pour 4500 francs, il a droit à 500 Mo, valables 7 jours, avec 8500 francs, il bénéficie par contre de 1 Go, valable 14 jours. Mais, si l’on ne se déconnecte pas, le compte continue d’être débité alors qu’on ne surfe pas, tout comme lorsqu’on ne souscrit pas à ces forfaits, 4500 francs peuvent être débités en une demi-journée. Donc, à y regarder de près, les prix ont doublé.

Ainsi, le forfait de 1 Go qui donnait droit à 1 mois d’utilisation est désormais accessible pour 14 000 ou 20 000 francs, respectivement pour les forfaits de 2 et 4 Go. D’où de nombreuses interrogations sur la stratégie de Libertis. «Une fois activée, la 3G/4G consomme votre forfait internet à une vitesse grand V. En même pas 3h, j’avais déjà épuisé la moitié de mes Mo avec lesquels je tiens 1 mois. Une chose est sûre : il vaudrait mieux que Gabon Télécom harmonise ses tarifs, sinon, le Gabonais moyen ne sera pas intéressé à utiliser cette nouveauté, certes très utile, mais beaucoup trop chère», constate d’ailleurs un abonné. Un aspect sur lequel l’opérateur est vivement attendu.