Le Gabonais défiera l’Albanais Nuri Serefi, le 8 juin à Libreville, pour la ceinture WBC Francophone des lourds-légers. Depuis Nyonié à la Pointe-Denis, où il effectue sa préparation, Taylor Mabika s’est prêté aux questions de Gabonreview.

Taylor Mabika en pleine séance d’entrainement. © D.R.

 

Gabonreview : Un après la victoire face à Alexandru Jur à Port-Gentil, lors du championnat méditerranéen de la World Boxing Council (WBC) des lourds-légers, quelle a été l’apport de cette ceinture dans votre carrière ?

Taylor Mabika : Cette ceinture m’a notamment permis de rentrer dans le top 40 de la WBC, la première fédération mondiale de boxe professionnelle. Ce qui me permet aujourd’hui de boxer pour le titre WBC Francophone, qui est l’ultime étape vers le titre mondial WBC.

Vous serez face à Nuri Serefi, le 8 juin au Palais des Sports à Libreville. Comment se passe votre préparation ?

Pour ce combat je me suis préparé comme d’habitude avec mon équipe. La première partie de cette préparation a eu lieu à Paris, sous la houlette de Guillaume Clémente. La seconde, quant à elle, se déroule à Nyonié, à la Pointe-Denis, sous la supervision de maître Elias. Je salue mes sparring-partners Petit Jesus Gnintedem et Maxime Yegnong. Mes encouragements à ce dernier qui sera également sur le ring le 8 juin prochain, en lever de rideau. Par ailleurs, je dois avouer que cette préparation est l’une des difficiles que j’ai effectuée jusqu’ici.

Surnommé le «Tyson albanais», Nuri Serefi est présenté comme un spécialiste des K.O. Un mot sur votre adversaire.

Il existe toujours un risque dans un combat de boxe. Mais je dois dire qu’avec Nuri Seferi, le risque est maximal. C’est un Boxeur de classe mondiale qui a fait ses preuves et qui est devant moi au classement mondial. Mais sur un ring, ces détails comptent peu. Je serai à la hauteur.

Qu’adviendra-t-il de Taylor Mabika en cas de victoire le 8 juin ?

En cas de victoire, il ne fait aucun doute que je ferai un bond au classement WBC. Ce qui me permettrait de participer à des compétitions plus huppées et affronter des adversaires encore plus prestigieux. A partir de ce moment, je me fixerai de nouveaux objectifs. Bien entendu cela passe nécessairement par une victoire le 8 juin au Palais des Sports. A cet effet, nous souhaitons le soutien massif des Gabonais pour ce combat, comme ils l’ont toujours fait, pour pouvoir hisser encore plus haut le vert-jaune-bleu (couleurs du drapeau national, ndlr).